Absolver – De la finesse dans un monde de brutes

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Imaginez un beat'em all nécessitant de la finesse et du timing intégré dans une structure de jeu qui peut faire penser à un Dark Souls, c'est cela Absolver, le titre des frenchies de Slocap. Et pour un premier essai, cette mixture est plutôt convaincante.

J’avais repéré ce projet il y a déjà quelques mois. Son style graphique un brin dépouillé et pourtant travaillé avait attiré mon regard. Mais j’avoue que je n’avais pas trop suivi son concept et ses contenus. En me lançant dans le test, j’ai donc découvert ce jeu avec une bonne fraîcheur, sans à priori dans un sens comme dans l’autre.

Absolver vous embarque dans un monde en ruines nommé Adal peuplé de combattants incognito. Dans ce contexte, vous allez incarner un de ces combattants sans visage et forger vos techniques de combat pour survivre et progresser dans l’aventure. A l’instar d’un RPG classique, votre personnage va donc évoluer tout au long de votre périple en collectant des équipements, des armes et surtout des cartes. En effet, tout le système de combat repose sur des cartes de techniques de combat que vous allez pouvoir débloquer et affecter à votre personnage à votre guise. Puisque vous avez un nombre de coups possibles limité, à vous de trouver les combinaisons qui vous sied le mieux. Cela requiert donc non seulement de tenter de les obtenir mais également d’expérimenter afin de les maîtriser.

En effet, Absolver n’est pas un jeu bourrin. S’il est possible au début de foncer un peu dans le tas, plus vous progresserez et plus vos ennemis (oui parfois plusieurs simultanément) seront coriaces. Il faudra faire preuve d’un minimum de réflexion pour enchaîner les coups, gérer l’endurance ou encore bien se placer pour ne pas se faire encercler. Face aux combattants gérés par l’IA, cela peut déjà être assez compliqué rapidement mais si vous tombez sur d’autres joueurs humains, cela peut s’avérer mortel.

Hé oui, Absolver fait partie de ces titres en ligne où les joueurs partagent les environnements. Rencontrer des joueurs humains peut s’avérer aussi intéressant que fatal. Dans le premier cas, vous pouvez faire une alliance afin de collaborer et ainsi faciliter un peu la progression. Même sans communication, ce côté coop est vraiment l’aspect le plus plaisant et rend le jeu moins frustrant car on passe moins de temps à mourir et recommencer. Dans le second cas, si le niveau de l’adversaire est supérieur et agressif, vous risquez bien souvent de mordre la poussière. Bref, c’est cet aspect qui m’a fait penser à un Dark Souls. Mourir sera récurrent mais heureusement sans grande conséquence si ce n’est vous obliger parfois à refaire des zones. Persévérance est mère de progression en quelque sorte.

De par son concept, vous l’aurez compris, Absolver est un titre non destiné aux nerveux. Comme tout art martial, il faut faire preuve de réflexion, concentration et timing, technique. Le gameplay s’en ressent dès lors. Avec son côté exploration plutôt plaisant compte tenu du design des nombreux secteurs du monde d’Adal, Absolver pourrait déjà en intéresser. Mais avec un système de combat assez riche, il offre un mélange inédit et intéressant à défaut d’être parfait principalement dû à mon avis à un système d’animation pas au niveau de l’ambition de l’équipe. Les quelques autres défauts comme une map peu précise obligeant le joueur à mémoriser les environnements et des combats parfois fouillis lorsqu’il y a trop de protagonistes n’entâchent pas trop le jeu mais ne l’aident pas non plus à briller totalement. L’aspect parfois contemplatif du jeu compte tenu de sa direction artistique se retrouve également dans un contexte sonore (trop) dépouillé. Le tout rend alors le jeu un brin molasson.

Au final, Absolver est un titre intéressant au concept inédit qui mériterait à être enrichi à l’avenir avec des combats plus punchy et une encore plus grande variété de techniques de combat, d’objets et surtout de missions et quêtes.

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Good

  • Une direction artistique plaisante
  • Le concept des decks de combat
  • Un potentiel en PvE si les rencontres jouent le jeu

Bad

  • Les combats manquant de punch
  • Des animations un brin trop raides
  • Un environnement sonore peut-être trop minimaliste
7

Bon

Co-fondateur de Playscope, Michel est un des dinosaures de la presse spécialisée informatique et jeux vidéo. Certains diraient même fossile depuis le temps qu’il oeuvre dans cette industrie (1987). Il a survécu à nombre de magazines, d’éditeurs et de sites web.
Côté jeux, il monte ses trois gardiens sur Destiny 2 et tourne sur GT Sport tout en tentant de survivre sur Call of Duty WWII et Assassin’s Creed Origins.

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