DriveClub VR – Il va falloir vous accrocher

PS VR PS4 Tests

La version normale de DriveClub a connu une sortie chaotique mais est un titre finalement attachant et agréable à jouer. L'adapter à la PlayStation VR semblait difficile et pourtant Les équipes de Sony ont réussi mais à quel prix…

Autant vous le dire de suite, j’étais un fan de DriveClub. J’avais écumé le jeu longuement avant la déferlante des DLC que je n’ai pas suivi. J’aimais les sensations de pilotage offertes par le jeu, une sorte de compromis entre arcade et pure simulation. Alors lorsque les rumeurs ont évoqué une version VR, j’étais impatient de (re)découvrir le jeu.

Et redécouvrir est le bon terme. En effet, et avec un brin de déception, les développeurs de DriveClub VR n’ont pas remis en cause le gameplay ni la structure du DriveClub originel. Si le jeu reste efficace et le plaisir de conduite bien présent – surtout si vous jouez au volant – j’aurais aimé un brin de folie supplémentaire avec des modes inédits. Par ailleurs aucun lien entre DriveClub et DriveClub VR n’a été mis en place. Donc si vous vous lancez sur la version VR, vous repartez de zéro. Vous ne conserverez ni vos points, ni votre niveau, ni votre garage. C’est bien dommage. On retrouve donc en partie les voitures, les circuits et les modes de la précédente version.

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Le gameplay est plaisant mais la réalisation est affectée par le VR. La baisse de la résolution graphique une fois le casque vissé sur la tête s’avère gênant à la longue. En effet, lorsqu’on pilote, notre regard est principalement focalisé au loin pour soigner les trajectoires. Ici, au loin, on décèle que peu de détails, un flou généralisé et des pixels. Bref, rien de bien confortable. Hormis une réduction de la résolution et des détails graphiques, DriveClub VR reste toutefois assez proche de son homologue et gagne même en fluidité puisque le jeu tourne à 60 images/seconde, VR oblige. Bref, le VR offre une plus grande immersion mais le PlayStation VR et la PS4 sont trop « faibles » pour proposer une réalisation aussi soignée que la version normale.

Maintenant, dans mon cas personnel, DriveClub VR fait partie des jeux qui me provoquent nausées et envie de vomir dès que je commence à trop bouger la tête tout en roulant à tombeaux ouverts. Pour contrer cela, je m’oblige à bouger la tête un minimum ce qui, vous l’admettrez, va à l’encontre de ce que permet et même préconise le VR.

En tant que premier jeu de course automobile, DriveClub VR ouvre la voie mais des lacunes et des défauts en font un jeu plaisant mais sans doute pas obligatoire. Et comme tout titre VR, je vous conseille de le tester avant d’acheter pour savoir s’il vous provoque des malaises.

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6.5

Correct

Co-fondateur de Playscope, Michel est un des dinosaures de la presse spécialisée informatique et jeux vidéo. Certains diraient même fossile depuis le temps qu'il oeuvre dans cette industrie (1987). Il a survécu à nombre de magazines, d'éditeurs et de sites web. Côté jeux, il monte ses trois gardiens sur Destiny 2 et se prépare pour divers jeux de course comme Project Cars 2 et GT Sport.
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