S’il est une série qui définit pleinement la convergence entre cinéma hollywoodien et jeu vidéo d’envergure, c’est bien Uncharted. Et avec ce troisième volet, Naughty Dog confirme qu’il maitrise comme personne la puissance de la PS3 autant que la formule du blockbuster ludonumérique.
A chaque génération de PlayStation son héros de prédilection. De celui qui marque les consoles de la marque japonaise comme d’autres leur époque mais pour des raisons différentes. La PS one a ainsi connu l’avènement de Final Fantasy, la PS2 celle de God of War et désormais la PS3 voit émerger Nathan Drake et ses aventures par delà les chartes. En trois épisodes seulement, Naughty Dog a en effet imposé ce sympathique baroudeur croisement d’Indiana Jones pour son goût pour les aventures rocambolesques et de Lara Croft pour sa capacité à allier combat et déplacement acrobatique. Avec une maitrise technique qui a fait de chaque opus un maître étalon de la console, un sens du rythme sans pareil et bien sûr un petit bijou d’action-aventure à la troisième personne, la série des Uncharted nous apporte tout ce que l’on peut attendre de ce type de produit. Et pour ce troisième volet qui fait suite à un second épisode déjà entré dans la légende du jeu vidéo, l’équipe californienne confirme bien son statut de studio phare de la galaxie Sony Worlwide Studios. Dans un registre similaire à celui de ses frères d’armes, L’illusion de Drake est une promesse d’aventure et de dépaysement, porté par un mélange très séduisant de séquences de gunfight et de phases de plateforme. Après avoir découvert Shambhala et son secret de l’éternelle jeunesse, Drake, accompagné de ses fidèles acolytes (Sully, Chloé, Elena et quelques nouvelles têtes) devra cette fois-ci faire face à une figure de son passé afin de retrouver la mythique Atlantide des sables. L’occasion de vivre un mode scénario d’une petite dizaine d’heure (au niveau de difficulté hard, d’ailleurs conseillé) et de partir à la conquête de Londres, la Syrie en passant par la France, un étonnant cimetière de bateau, pour finir par les étendues mortelles du désert du Rub’ al Khali. Bref, rien de vraiment nouveau sous le soleil, mais diable, quelle entreprise tout de même !
Allez, n’y allons pas par quatre chemins, Uncharted 3 joue à fond la carte du divertissement avec une formule, certes sans originalité, mais pourvu d’un charme envoutant et d’une maîtrise qui confine elle à l’exceptionnelle. Peut-être un poil moins tenu que son prédécesseur, si l’on se permet cette exigence un peu extrême, L’illusion de Drake, marie à une trame à la fois épique et non dépourvu d’émotions (ce qui est assez rare pour le souligner), un savant dosage d’action, d’exploration et de résolution d’énigme. D’où un rythme échevelé qui ne cesse d’aller crescendo et ponctué par quelques séquences magistrales à travers lesquelles Naughty Dog confirme son attrait pour les mises en perspective résolument différentes. On fait bien sûr référence à la séquence d’ouverture d’Uncharted 2 par exemple ou au combat sur un plancher mouvant du même épisode et qui trouvent ici des prolongements forts dynamiques. On ne vous spoilera pas mais soyez prêt à voir les choses sens dessus dessous voire même sous produits illicites… La technique, toujours au service du plaisir de jeu, dévoile quelques effets nouveaux tout en donnant vie à un cadre aussi vivant qu’immersif. Et si cela ne suffisait pas, Uncharted 3 se dote d’un package compétitif, qui a encore gagné en qualité depuis le second volet. Et dire que The last of us devrait bénéficier de tout ce travail pour nous donner un résultat encore plus impressionnant. On en frémit déjà d’impatience. Mais en attendant de découvrir le prochain titre de Naughty Dog, il vous reste à profiter de ce produit majeur de la logithèque PS3.
Note : 9.5/10











