Guilty Gear XRD Rev2 – Jugé coupable

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Peut-être moins connu que d’autres jeux de castagnes comme Street Fighter, Mortal Kombat ou même King of Fighters, Guily Gear célèbrera pourtant l’an prochain ses deux décennies d’existence. Depuis sa sortie en 1998 sur PlayStation, la licence d’Arc System Works peut se vanter d’être parue sur à peu près toutes les plateformes du marché, existantes ou ayant existé (Dreamcast, PSP…).

D’ailleurs, cette nouvelle mouture de Guilty Gear descend en droite ligne du précédent opus Revelator sorti l’année passée sur les consoles de salon de chez Sony, sur PC… issu lui-même d’une première version sous-titrée Sign sortie en 2014 au Japon et USA. Voilà pourquoi cette révision relève plutôt de la mise à jour payante, et elle est disponible en téléchargement voire en version physique sur PlayStation 4 uniquement. Loin d’apporter un lot conséquent de nouveautés, le titre prodigue surtout deux nouveaux combattants (Baiken la samouraï borgne et Answer un ninja endimanché) ainsi que quelques rééquilibrages dans le gameplay des persos existants. Peu de nouveautés sont donc prodiguées par cette extension/stand alone, toutefois inutile de crier au scandale Capcom nous avait bien fait le coup avec Ultra StreetFighter IV. Vous vous-en souvenez maintenant ?

En lui-même, Guilty Gear est un « bon » jeu de baston 2D, il offre vingt-cinq combattants charimastiques, choupinous ou délirants qui semblent être issus des amours contre nature d’un Samurai Shodown et d’un DarkStalkers. Ces combattants ont tous en commun de disposer d’une vaste panoplie de coups de base auxquels s’ajoutent quelques attaques spéciales et des bottes secrètes dévastatrices. Difficile de faire plus classique. Toutefois en terme de rythme ce jeu de combat se distingue des ténors du genre par la plus grande nervosité de ses affrontements, il permet au joueur de jongler littéralement avec l’opposant. Bien placés les enchaînements vampirisent la barre d’énergie de l’adversaire qui voit son combattant projeté en l’air, sévèrement rossé puis expédié vers le sol sans ménagement… Avant d’être enchaîné de nouveau par une série de mandales, de coups de tatanes et d’attaques spéciales. Bien qu’il ne soit pas aussi populaire qu’un Street IV, Guilty Gear a malgré tout réussi à fédérer une communauté de joueurs hardcore. Nouveaux venus (comme moi) préparez-vous à pleurer des larmes de sang en étant impitoyablement dosé lors des confrontations en ligne… dont nous reparlerons un peu plus bas. Histoire d’être accessible au plus grand nombre, le jeu propose deux types de maniabilité : une conventionnelle et une autre plus assistée. A l’instar d’autres jeux de combat, les attaques spéciales s’exécutent par des mouvements directionnels combiné à l’un des boutons de coup. Afin de pouvoir prendre rapidement part aux combats, le titre offre aussi une jouabilité baptisée « Stylée » qui permet de sortir plus facilement des combos mêlant super, attaques et furies.

En matière de modes de jeux, cet opus de Guilty Gear se montre plutôt bien pourvu. En sus d’être doté d’un mode story qui invite le joueur à rester passif et vautré dans son canapé pour admirer des successions de jolies cinématiques et des galeries qui devraient ravir les inconditionnels de la licence, le titre intègre bien sûr un mode arcade. Pseudo scénarisé, il offre d’affronter une petite huitaine de combattants aux motivations souvent opposées à celle du personnage sélectionné. Pour s’initier au jeu, Guilty Gear XRD Rev2 intègre également un tutoriel qui permet de s’exercer et d’assimiler les subtilités du gameplay, et ce de manière assez ludique par le biais de petits défis. Côté multijoueur, le titre dispose d’un inévitable versus en local (à deux sur le même écran) et il possède une interface de matchmaking online plutôt originale. Après avoir pénétré dans un lobby pouvant accueillir jusqu’à une soixantaine de participants, l’avatar du joueur se poste à une borne d’arcade et attend qu’un opposant daigne s’installer à ses côtés pour lancer le combat. Si le titre offre des affrontements cross plateformes entre les joueurs PS3 et PS4 on déplore en revanche un gros manque de fréquentation des serveurs européens, ce qui oblige à se réfugier sur les serveurs américains ou japonais et à composer avec le lag. Un peu frustrant !

Même trois ans après la sortie de la première version en 2014, le rendu graphique « cartoonesque » de Guilty Gear XRD Rev2 est loin d’être daté. En vérité il colle malgré tout une méchante baffe ! L’Unreal Engine méconnaissable sous les graphismes colorés en cell shading affiche de splendides arènes aux arrières-plans en 3D hyper fouillés. Les combattants semblent tout droit sortis d’un animé et ils bénéficient d’animations fluides et de modélisations aussi fines et détaillées que celles d’un jeu de baston en 2D. S’il est un plaisir pour les yeux, notamment par son avalanche d’effets graphiques somptueux, ce Guilty Gear peut se vanter d’être aussi un ravissement pour nos cages à miel grâce à ses musiques bien pêchues qui viennent dynamiser des combats déjà survoltés.

Ultime mise à jour d’une licence Guilty Gear XRD arrivée au bout du rouleau ce Rev2 a pourtant encore de très beaux restes et de l’énergie à revendre. Vous voulez un jeu de baston nerveux et exigeant, ne cherchez pas plus loin !

Good

  • Une réalisation maîtrisée
  • Un gameplay nerveux
  • Pas mal de contenu pour s’amuser en solo et en multi

Bad

  • Un chouïa trop cher l'extension
  • Un jeu de baston pas destiné aux débutants
  • Des serveurs aux allures de Waterloo
7.5

Bon

Parisien, ex-journaliste et ex-globe-trotter mais toujours papa, passionné, joueur, collectionneur, technophile et nostalgeek. LIFE IS SHORT PLAY MORE
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