Overwatch, premier contact

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Premier FPS de Blizzard à vocation purement online compétitif en équipes de 6 Vs 6, Overwatch marche sur les traces de Team Fortress, licence PC de Valve. D’emblée, on reconnaît bien évidemment la patte artistique du studio. Pas de prise de tête en terme de menus, on lance rapidement une Partie Rapide après avoir visionné la sympathique introduction mêlant cinématique en CG et dessins, posant les bases du scénario. Ceux qui en veulent plus pourront se jeter sur la mini-série de très bonne qualité.

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Au premier contact, découverte du roster intégral du titre, soit 21 combattants doux dingues. Chacun est doté d’un charisme certain et appelle à être testé. Leurs compétences et caractéristiques uniques sont décrites de manière efficace et rapidement on pense à la mise en place de tactiques aussi diverses que variées. Un indicateur vient avertir l’équipe formée si trop de persos du même type ou en doublon sont présents. L’équilibre Tank/Défenseur/Attaquant/Soin étant primordial dans ce type de titres, les développeurs ont fait en sorte de proposer un système accessible à tous, sans prise de tête. Et c’est bien là que réside une des grandes forces d’Overwatch, en sus de son gameplay millimétré. On remarque dès les premières parties la profondeur de jeu à plusieurs niveaux : jouer pour le fun et le plaisir durant quelques minutes, jouer sérieux durant plusieurs heures, jouer en équipes bien préparées et communicantes et finalement, comme la plupart des titres compétitifs Blizzard, jouer à haut niveau pour les plus affûtés, en compétitions e-sport dans un futur proche. Le titre est taillé pour, même si le mode compétitif est curieusement aux abonnés absents pour la sortie du soft. En attendant, les parties rapides non classées vont s’enchaîner, faute de mieux.

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Pour débuter et pour faire dans la finesse, mon premier choix se porte donc sur le Tank D.Va, jeune et belle petite Coréenne pilotant un puissant méca que nous verrons plus en détail au même titre que chacun des protagonistes dans les prochains articles. Première bonne nouvelle, le matchmaking est rapide et efficace. Si vous avez tendance à rapidement piquer du nez en attendant désespérément des coéquipiers et adversaires à fritter joyeusement, soyez rassurés, l’attente se limite à quelques secondes et les serveurs sont stables (encore heureux pour un soft Blizzard, “spécialiste” du jeu en ligne…). A peine débarqué sur la map sélectionnée aléatoirement, les modèles des protagonistes se laissent apprécier, la patte artistique colorée de Blizzard également. Les décors sont bien modélisés. Tout est propre et net, sans non plus apporter une claque graphique exceptionnelle. L’essentiel est là.

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La carte sélectionnée nous emmène en Egypte, au coeur du Temple d’Anubis, dans une mission de prise de contrôle de différents objectifs en tant qu’attaquants. Nous fonçons d’un bloc vers le premier objectif, découvrant rapidement le level design alambiqué et plein de subtilités de la map, usant et abusant des capacités spéciales permettant d’accélérer rapidement, voler quelques instants et autres joyeusetés. Le titre nous expose également son framerate au poil. Il confirme sa stabilité lorsque l’équipe adverse tente désespérément de pénétrer nos défenses déjà bien en place. Ça pète dans tous les sens. Les effets pleuvent de tous bords mais le nombre d’images par seconde reste constant permettant ainsi d’éviter le foutoir anarchique et, pour certains, la nausée ! Le soin fait bien son boulot. Les défenseurs gèrent, mon Tank de choc et de charme ramasse pas mal mais tient le choc, distribuant une pluie de balles avec ses deux machine-guns, une team d’un instant bien huilée en somme, nous assurant au final une victoire sans partage.

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Un niveau gagné grâce à l’XP obtenue, quelques bonus purement cosmétiques glanés, comme des répliques pour un des personnages du roster, un tag à apposer sur les murs au cours d’une partie, une nouvelle couleur de costume… Futile, mais à peine le temps d’ouvrir le coffre contenant ces breloques que notre team éphémère part en un clin d’oeil dans un nouvel affrontement sur une nouvelle carte, aux USA cette fois, sur la Route 66. Cette map, comme chacune, est disponible pour un mode bien particulier et un seul, ici, Escorte. Une nouvelle fois en attaque, notre équipe récupère rapidement le convoi à escorter et débute sa progression. Nous tentons de repousser les assauts répétés de l’équipe adverse qui joue les défenseurs mais échouons finalement à quelques mètres de l’objectif où il fallait livrer le convoi après quelques minutes de bataille et de prolongations du temps imparti. Pas grave, le fun était bien là, cette deuxième partie a confirmé le framerate stable, le dynamisme des affrontements ainsi que la jouabilité au pad au poil et bien calibrée.

Histoire de faire un léger break et faire redescendre la tension des parties acharnées, un petit tour dans le mode arcade ou Choc de la Semaine s’impose. Modifié, forcément, de manière hebdomadaire en terme de règles et proposant un joyeux bordel, ce mode est un concentré de fun mais son intérêt devient rapidement limité. Retour au mode Partie Rapide où les parties s’enchaînent.

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Deux heures plus tard, la satisfaction est là mais des doutes commencent à poindre quant à l’intérêt du jeu sur la durée, notamment à cause du nombre de maps et de modes de jeu restreints. Douze cartes, toutes dédiées à un seul et unique mode de jeu, pour quatre modes au total : Attaque et Escorte décrits précédemment, Contrôle qui est un dérivé du premier, en deux manches et Attaque/Escorte, dérivé du second, réclamant la capture du convoi par l’une ou l’autre des deux équipes, avant de pouvoir l’emmener au point de ralliement. Assez chiche en somme même si chaque carte présente un level design travaillé et unique. L’absence du mode compétitif en saisons pour sa sortie est également un des écueils d’Overwartch. Le mode en parties rapides offre une progression en niveau des personnages mais pas de classement. Et ce ne sont pas les récompenses purement cosmétiques qui vont venir nous motiver à outrance.

Tout cela n’évoque finalement que frustration ainsi qu’une certaine déception, en attendant la future et, on l’espère, rapide mise à jour qui viendra corriger ces défauts et manquements impardonnables. Les bases sont bonnes. La technique est là. Le fun également. Cependant, une nouvelle fois, cette génération voit naître un nouveau titre alléchant mais livré en kit, à consommer par petites bouchées, au bon vouloir de son éditeur.

7.5

Bon

Gamer depuis 28 ans, sa passion pour le jeu vidéo demeure toujours aussi forte. Touche à tout et ouvert, il a néanmoins toujours un faible pour l'univers de Nintendo, entre nostalgie des glorieuses années passées et marasme de ces dernières années !
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