Seasons after Fall – La valse des saisons illustrée

Jeux PC PS4 PS4 Pro Tests Xbox One

Suivant les traces de leurs homologues, les développeurs du studio indé Swing Swing Submarine ont tenté une incursion sur le terrain d'un certain Ubisoft et plus précisément celui du très Montpelliérain Michel Ancel. Le résultat nous donne une œuvre à part entière, singulière et bourrée de charme. Laissez-vous porter par le cycle infini des saisons.

Sorti en septembre 2016 sur PC, Seasons after Fall est une véritable ode à la beauté et un pur concentré de poésie. Loin des serious games qui pullulent sur nos machines de jeu, le titre des indés de chez Swing Swing Submarine fait les choses simplement mais il les fait avec le plus grand soin.

Trois boutons suffisent en effet à parcourir le monde envoutant créé par ce petit studio français et à dévorer ainsi la petite dizaine d’heures de jeu qu’il offre sans jamais perdre en intensité et en charme. Alliant plateforme, exploration et petites énigmes savamment pensées, Seasons after Fall ne s’embarrasse pas d’un HUD défigurant les trois quarts de l’écran. Vous ne trouverez pas non plus ici, comme trop souvent désormais, des menus imbriqués et fouillis, des tonnes de paramètres à gérer ou tout autre sorte de futilités visant à vous détourner de votre but premier : terminer le jeu. Ici, on sautille aux commandes du petit goupil possédé par un esprit de la forêt, on jappe pour interagir avec des objets ou de petits animaux afin de résoudre des énigmes alambiquées… Et surtout, on use et abuse du pouvoir de changer de saison selon notre bon vouloir et en fonction des obstacles qui se dressent devant nous.

Et cette capacité représente toute l’essence et le génie qui émane de Seasons after Fall. Les énigmes les plus complexes du soft reposent forcément sur ce système. Changer de saison vous permettra de faire s’assécher un lac en été ou bien au contraire de faire pousser un arbre ou de créer une inondation en usant du pouvoir du printemps. L’automne est pour sa part propice aux bourrasques et à la pousse des champignons jonchant la forêt, servant ainsi de plateformes. L’hiver enfin, permet de figer cascades, étendues d’eau et geysers… Autant de possibilités et bien plus encore, qui conditionnent la progession de notre renard dans sa quête de réveil des Gardiens afin que puisse se réaliser le rituel des saisons.

Bien évidemment, ce système se traduit par un résultat du plus bel effet à l’écran et ceci en temps réel. Les décors aux allures de véritable vue d’artiste peintre se transforment au gré des changements de saisons, affichant ainsi de somptueuses transitions. Les couleurs nous explosent littéralement à la figure, les animations sont chiadées et la direction artistique est globalement magistrale. Au même titre qu’un Ori and the Blind Forest, Seasons after Fall se hisse au rang des jeux en rendu 2D les plus chiadés et magnifiques à ce jour. On regrettera seulement quelques ralentissements présents çà et là sur cette version PlayStation 4. Pour parachever l’ambiance insufflée par les graphismes du jeu et leur touche artistique, les compositions musicales sont quant à elles une véritable invitation au voyage et au rêve. Exposant à nos oreilles quelques discrètes nappes de synthé à de rares moments, Seasons after Fall mise avant tout sur un quatuor terriblement accrocheur, violon, alto, violoncelle et contrebasse. Les émotions qui en émanent sont justes et l’ensemble est au final d’une rare cohérence.

Avec sa durée de vie tournant peu ou prou autour de la dizaine d’heure de jeu, Seasons after Fall n’en demeure pas moins un excellent titre qu’il est difficile de lâcher une fois la partie entamée. Véritable œuvre d’art tant en termes de rendu que de direction artistique, le soft de Swing Swing Submarine prouve qu’un jeu indé peut être autre chose qu’une énième resucée « over-hypée » de vieux titres de l’ère 8 ou 16 bits façon bouillie de pixels. Seasons after Fall se dévore et nous transporte dans un univers somptueux, empreint à chaque instant de notes poétiques qui font oublier l’espace d’un moment ce que le jeu vidéo a de plus sombre à nous offrir.

Good

  • Une direction artistique au top
  • Des graphismes sublimes
  • L'ambiance et les musiques envoûtantes

Bad

  • Quelques ralentissements à déplorer
  • La durée de vie... on en veut encore !
8.1

Super

Gamer depuis presque 30 ans, sa passion pour le jeu vidéo demeure pourtant intacte. Touche à tout et ouvert, il a néanmoins toujours un faible pour l'univers de Nintendo, entre nostalgie des glorieuses années passées et marasme des dernière générations ! Jonglant entre Warhammer 40,000 Dawn of War III sur PC et NieR Automata sur PS4, il attend avec impatience l'arrivée de Tekken 7, Wipeout Omega et Micro Machines World Series sur PlayStation 4... En attendant les parties avec Michel sur Destiny 2 !
Average User Rating Write A Review 0 User Reviews
7.9
3 votes
Rate
Submit
Your Rating
0

Lost Password

Sign Up