Splatoon 2 – La Switch ne connaît pas la panne seiche

Switch Tests

Sortez la peinture et préparez-vous à faire feu de tout gouache avec le nouveau jeu d’action multijoueur destiné à la console portable de salon de Nintendo ! Les céphalopodes juvéniles et leurs giclées de peinture acidulées font un retour fracassant… placé une nouvelle fois sous le signe du fun ?

Depuis la sortie de la Nintendo Switch au printemps dernier, pas un mois ne passe sans que la ludothèque de la console se dote d’une production tout droit sortie des studios de la firme de Kyoto. Un rythme de parution certes régulier, quoiqu’un tantinet insuffisant pour les – quelques heureux – possesseurs de la machine. Après le sympathique ARMS, la Switch se dote avec Splatoon 2 d’un titre extirpé du catalogue de la WiiU, qui risque de laisser aux inconditionnels du premier volet (paru il y a à peine deux ans) une forte impression de déjà-vu.

Pensé pour être pratiqué en multijoueur, Splatoon 2 oppose une nouvelle fois lors des matchs classiques deux équipes (de quatre) calmars dans des confrontation frénétiques en arène. S’il est bien évidemment possible et indispensable de décimer les adversaires à l’aide de grandes giclées de peinture, le but du jeu consiste avant tout à conquérir ou reconquérir un maximum de terrain en y badigeonnant les couleurs de sa team…. Le tout en moins de trois minutes. Un principe qui n’a pas bougé d’un iota depuis le premier volet et qui s’avère toujours aussi grisant ! Pour recouvrir les arènes de pigments, le titre offre un arsenal constitué d’une trentaine de pinceaux, de rouleaux mais aussi de fusils de précision, de bazookas et sulfateuses. Originales ou dévastatrices, ces armes se débloquent puis s’achètent au fur et à mesure de la laborieuse ascension des trente paliers d’expérience. Elles se distinguent par leur puissance de feu, leur portée et leur capacité à recouvrir une plus ou moins grande surface de peinture à chaque tir. Méfiance, selon l’arme employée la jauge de peinture se vampirise plus rapidement, et il faut alors battre en retraite, se changer en poulpe et patauger dans les flaques de peinture pour recharger le réservoir de munitions. L’action a beau être survitaminée, se dissimuler dans une étendue huileuse permet aussi de tendre des traquenards aux ennemis, qui passent non loin afin de les prendre à revers et les éliminer d’un coup de rouleau bien placé !

En sus de différer par leurs modes de tirs, chacune des armes prodigue aussi un type de grenade spécifique ainsi qu’une furie aux effets dévastateurs. Grâce à l’argent obtenu au fur à mesure des confrontations, le joueur peut aussi habiller son avatar d’accessoires hauts en couleur, afin de lui conférer un boost des caractéristiques de base (célérité améliorée, résistance aux explosions, furtivité…). L’équipement comme les armes s’obtiennent par le biais d’un hub dans lequel on peut laisser libre cours à sa fièvre acheteuse dans quelques boutiques, perdre son temps sur un jeu de rythme et accéder aux différents modes de jeux.

En parallèle des confrontations en multijoueur, le titre offre bien sûr de quoi s’amuser en solitaire. Lors de la « campagne » solo on se retrouve à évoluer à travers des niveaux chaotiques constitués de successions de plateformes suspendues au-dessus du vide. Pour s’en sortir, il faut tirer partie de l’arsenal mis à notre disposition pour dégommer des poulpes particulièrement belliqueux. Un solo aux allures de tutoriel qui mix de façon sympathique le shoot à la réflexion. Aux modes multijoueur compétitifs, Splatoon 2 offre aussi du coop, en conviant trois autres participants à unir leurs forces pour résister aux vagues d’assauts menés par des saumons mutants. Loin de rivaliser avec le mode Horde d’un Gears of War, ce mode survie (intitulé Salmon Run) n’en reste pas moins plaisant… Dommage qu’il soit un peu boudé par les joueurs. Passé le cap du niveau dix, Splatoon 2 propose de prendre part à des matchs en catégorie Pro. Cette fois pas question de repeindre le niveau, les joueurs doivent s’emparer d’une arme surpuissante ou tenir le plus possible sur une plateforme mobile afin de l’amener dans la base adverse ou à défaut au cœur des lignes ennemies. Sympathique, mais pas aussi fun et rémunérateur en points d’expérience que les matchs classiques ! Au chapitre des regrets, citons aussi le manque de variété des arènes en multijoueur en ligne. De base le jeu n’offre que huit niveaux, et à moins de participer à des confrontations privées, lors des matchs public, ce Splatoon impose de prendre part aux deux mêmes stages durant deux heures. Passé ce délais, le titre procède alors à un roulement et sélectionne aléatoirement deux autres niveaux. Dans ces conditions difficile de ne pas trouver les parties vite redondantes. Préférez les sessions régulières mais à petites doses homéopathiques pour ne pas vous laisser gagner par l’ennui !

Côté réalisation, Splatoon 2 s’avère réussi. Certes la fluidité n’est pas toujours au rendez-vous sur l’écran de la télé en 1080P lorsque l’on se balade dans le « hub » de Chromapolis, toutefois les modélisations des personnages comme les environnements sont nettement plus chiadés et détaillés que sur WiiU. Une différence pas forcément flagrante au premier coup d’œil, surtout lorsqu’on est « catapoulpé » dans des confrontations frénétiques où de généreuses giclées de peinture fusent de toute part ! Sur la télé comme sur l’écran de la console portable, l’action reste lisible et, sauf problème lié au réseau, l’animation n’accuse pas de coups de mou. Achevons ce tour d’horizon de Splatoon 2 en précisant que le jeu dispose de plusieurs types de jouabilités. En sus de permettre au joueur de contrôler la visée via le stick directionnel droit, il est aussi possible de gagner un peu en réactivité en utilisant le gyroscope intégré au JoyCon de la Switch. Une expérience qui s’avère assez plaisante tant que le contrôleur ne perd pas le nord en plein affrontement !

Sans surprise, Splatoon 2 s’impose comme la relève du plus fendard des shooters multijoueur sorti sur – la défunte – WiiU  ! Le titre à ainsi été adapté avec brio sur Nintendo Switch et il s’avère à la fois joli, jouable et tout aussi fun que l’était son prédécesseur. Seule ombre au tableau, il dispose d’un nombre de niveaux trop restreint qui deviennent vite répétitifs.

Good

  • Plus joli que sur Wii U
  • Aussi sympa en format portable que sur la télé

Bad

  • Une visée au gyroscope parfois aux fraises
  • Un brin répétitif
  • Un online bientôt payant
8

Super

Parisien, ex-journaliste et ex-globe-trotter mais toujours papa, passionné, joueur, collectionneur, technophile et nostalgeek. LIFE IS SHORT PLAY MORE
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