Worms W.M.D, entre retour aux sources et éternel recommencement au nom du fun

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La Team 17 maîtrise les fights de lombrics en masse sur le bout des doigts. C’est une certitude. Mais le studio a connu parfois quelques errements. On pensera au hasard à la tentative de transition vers un gameplay 3D, il y a déjà fort longtemps… Après quelques pérégrinations ça et là, les petits vers de terre les plus célèbres de la planète (enfin, presque, s’il on ne compte pas feu EarthWorm Jim :D), les Worms reviennent sur le devant de la scène, toujours aussi débiles, mais en abordant le très à la mode « classicisme dans la modernité ». Explications au microscope dans le compost, avec Worms W.M.D (pour Worms Weapons of Mass Destruction).

Tout d’abord, et parce que le studio Team 17 fête ses 25 ans, vous avez droit à une petite leçon d’histoire de la Team Playscope. Pour ceux qui ne sauraient pas et parce que la culture vidéoludique, c’est bon, mangez-en un peu :p !

Worms, l’original, est sorti pour la première fois sur Amiga en 1995. Puis s’ensuivirent des conversions Amiga CD32, DOS, Windows, Mac OS, 3DO, Atari Jaguar, PlayStation (ou PSX pour les vieux routards par abus de langage!), mais aussi Sega Saturn, Sega Megadrive, Super Nintendo et GameBoy, rien que ça ! Le multiplateforme ne date pas d’aujourd’hui voyez-vous ? Mais revenons à nos lombrics avec Worms W.M.D.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le concept initial, Worms est un jeu de stratégie/action – enfin dans le fond, Worms est un worms, un genre à part entière – dans lequel deux équipes de vers de terre surarmés s’affrontent. Du bazooka de base en passant par le fusil à pompe, la grenade à frag, le dragon punch (si si !), le bombardement aérien et autres jet-packs pour se déplacer vers l’ennemi éloigné, l’arsenal est vraiment complet avec des dizaines d’armes et outils complémentaires à disposition. Côté loufoque, on trouve également la Mamie Explosive, le Mouton Sauteur explosif… Côté champs de bataille, des thèmes principaux sont proposés, puis les niveaux en 2D de premier choix sont générés aléatoirement.

La recette n’a ici pas changé puisque c’est réellement un pur retour aux sources qui a été opéré avec Worms W.M.D. Le générateur d’environnement a été complété pour plus de variété de génération via quelques paramètres (îles, grottes, terrains plats). Idem au niveau des armes que l’on trouve également déclinées sous plusieurs formes. Mais c’est surtout la possibilité de fabriquer des armes ou outils durant le tour adverse (ou son propre tour) qui apporte un vent de nouveauté assez bienvenu. À l’aide de matériaux disséminés dans des caisses ou bien en démantelant des armes de son inventaire, il est ainsi possible d’en créer de nouvelles ou de fabriquer leurs upgrades surpuissants. C’est à la fois sympa, utile, fun et permet stratégiquement d’élaborer de nouvelles tactiques. On notera aussi la possibilité de rentrer dans des bâtiments, entre autre pour récupérer des matériaux, des défis spéciaux ou bien carrément des véhicules !

En effet, en marge des tourelles à grande cadence, des lasers, des lance-flammes et autres plateformes de snipe présents sur les cartes et utilisables par les vers de terre de combat, il est possible d’utiliser des véhicules pour latter les vers adverses sans vergogne ni pitié. Char d’assaut, buggy, hélicoptère et même robot de type Méchas ajoutent une bonne dose de fun supplémentaire. Autant dire que le champ de bataille se transforme rapidement en gruyère durant les parties autorisant ces véhicules. Histoire de ne pas déséquilibrer le titre avec ces machines de destruction massive suffisamment de véhicules sont présents sur la carte. Cerise sur le gâteau concernant l’équilibrage, il est possible de littéralement voler un véhicule s’il est piloté par un vers adverse lors de son propre tour. Vive le sadisme.

Riche et fourni, idéal pour des parties locales entre potes ou sur le net (e-sport oblige, il y a des parties classées pour les « pros »), la série revient à sa base fondamentale avec Worms W.M.D : le fun. Classique tout en apportant un soupçon de modernité et de subtilité dans le gameplay, notamment grâce à la construction d’armes et outils en temps réel,Worms W.M.D fait le boulot et il le fait bien. Les véhicules, bien bourrins, sont là pour le fun et feront peut-être rager les puristes. Il en faut pour tous les goûts. Loin de révolutionner la formule qu’il a initié, ce Worms n’en demeure pas moins à ce jour le meilleur épisode de la série. Un éventuel retour aux sources pour les anciens, le top pour les nouveaux joueurs qui découvriront cette série qui demeure un genre vidéoludique à lui seul.

8

Super

Gamer depuis presque 30 ans, sa passion pour le jeu vidéo demeure pourtant intacte. Touche à tout et ouvert, il a néanmoins toujours un faible pour l’univers de Nintendo, entre nostalgie des glorieuses années passées et marasme des dernières générations ! Jonglant entre Warhammer 40,000 Dawn of War III sur PC et NieR Automata sur PS4, il attend avec impatience l’arrivée de Tekken 7, Wipeout Omega et Micro Machines World Series sur PlayStation 4… En attendant les parties avec Michel sur Destiny 2 !

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