Sony annonce son tant attendu Alpha 7S III

Sony annonce son tant attendu Alpha 7S III

Mais que fait une news caméra dans Playscope ? Les anciens lecteurs se souviennent sans doute que dans le passé Playscope couvrait également la tech. On a décidé d’en refaire même si le site reste majoritairement axé sur le jeu vidéo. Donc commençons par l’annonce du jour à savoir la nouvelle caméra hybride Sony, l’Alpha 7S III.

Bon autant vous le dire tout de suite, cette caméra n’est pas destiné au commun des mortels que nous sommes – ou alors des mortels avec un bon compte en banque. La série des Alpha 7S a toujours ciblé les vidéastes semi-pros et pros ainsi que des youtubers fortunés ou montant en qualité de production. Cet Alpha 7S III était très attendu par les fans de la marque depuis un moment. Et à priori, Sony ne déçoit pas.

Alors que le récent Canon R5 mise sur le 8K, Sony a conçu son Alpha 7S III autour du 4K. L’objectif ? Proposer la meilleure qualité d’image 4K possible. Pour cela, cet Alpha 7S III possède un capteur de 12,1 mégapixels. Cela peut sembler faiblard mais, à l’instar de ce qu’Apple avait fait sur les caméras de ses iPhone, moins de mégapixels égal des pixels plus gros pour capter plus de lumière. C’est sur ce point que Sony a travaillé et permet d’obtenir des images d’une qualité assez bluffante même en faible luminosité. Sa grande sensibilité avec une plage étendue de 40 à 409600 ISO devrait couvrir nombre de situations.

Pour traiter tout ça, Sony a placé non pas un mais deux processeurs BIONZ XR annoncés comme 8 fois plus puissants que le précédent. Ces processeurs ne seront pas de trop pour capturer la vidéo. L’Alpha 7S III est capable de filmer en 4K jusqu’à 120 images/seconde. Hé oui, on pourra avoir de sacrés ralentis pour qui adore cet effet. Vous pourrez même pousser jusqu’à 240 images/seconde mais en Full HD.

Mais le plus intéressant sur cette caméra est l’échantillonnage des couleurs jusqu’en 4:2:2 10 bits pour capturer un maximum de données pour une plus grande fidélité. Pour enregistrer tout cela sur les cartes SDHC/SDXC UHS-I et UHS-II ou les CFexpress Type 1, Sony propose plusieurs codecs : XAVC S basé sur le H264 et le XAVC HS basé sur le H265. Vous aurez également un codec intra – en gros, qui compresse chaque image indépendamment – pour une qualité optimale mais au détriment d’un débit très important et donc de tailles de fichiers imposantes.

Il faudra des cartes de très bon niveau pour suivre même si des débits de 50M et 100M sont possibles et devraient suffire dans la majorité des cas. Ceux qui utilisent des enregistreurs externes comme l’Atomos Ninja V vont apprécier la sortie HDMI 2.1 intégrée capable de délivrer un signal 4K60 16 bit RAW. Atomos a déjà annoncé que son écran/enregistreur Ninja V sera capable d’enregistrer en 4K60 ProRes Raw lors d’une mise à jour prévue pour le lancement de cette caméra en septembre prochain.

Pour qui veut se lancer dans les vidéos HDR, l’Alpha 7S III permet de shooter en 10 bit HDR directement compatible HLG. Cela simplifiera grandement le travail de montage derrière. Mais les plus exigeants pourront toujours opter pour les fameux S-Log de Sony pour un contrôle total à la post-production pour l’étalonnage des couleurs, contraste, luminosité, etc. Pour un travail rapide, Sony a également intégré des looks pour obtenir immédiatement un rendu particulier. Gain de temps au montage et pour un résultat final soigné.

A l’instar d’autres caméras de la marque comme l’Alpha 7 III ou le récent ZV-1 (je vous prépare un petit test prochainement), l’une des grandes forces est le système d’auto-focus de la marque très rapide et capable de facilement suivre les yeux de votre sujet ou même tout objet à l’écran. Le système d’autofocus possède quelques 759 points à détection de phase répartis sur 92% de la surface du capteur. Si vous ratez votre photo/vidéo, c’est que vous l’avez voulu quoi 😉

Avec de telles caractéristiques la plus grande crainte est la surchauffe. Ce point est souvent une grosse problématique surtout pour les vidéastes. Bien trop souvent les constructeurs avaient limité la durée de tournage. C’est ainsi le cas du dernier Canon R5 ce qui pose énormément de problème lors des tournages. Sur ce point l’Alpha 7S III ne devrait pas gêner. Elle bénéficie d’un système de dissipation passive de chaleur. Résultat, on peut filmer une bonne heure sans problème en 4K60 voire 120. Lors de tests faits par les premiers utilisateurs, la durée était telle qu’on tombait à court de batterie avant que la surchauffe vous avertisse puis éteigne l’appareil.

Côté photo, évidemment un moindre nombre de mégapixel peut sembler insuffisant. On va dire que pour le public visé, la partie photo suffira largement pour créer ses visuels pour le web, YouTube, etc. Les purs photographes iront voir du côté de l’Alpha 7R IV par exemple dédié photo. L’appareil bénéficie toutefois d’un très bon viseur électronique OLED de 9,44 millions de points bien lumineux et de la capacité de prendre des photos en rafale à 10 images/seconde. A noter que les photos pourront être enregistré au format HEIF que les possesseurs d’iPhone récents connaissent déjà. On obtient des photos de très bonne qualité pour des tailles de fichiers moindres. Mais vous pouvez aussi opter pour le RAW et le bon vieux JPEG.

Bon alors combien ça coûte un tel joujou? Pas moins de 4200€ TTC avec une sortie prévue en septembre 2020. Je vous l’avais dit. Ce n’est pas pour le commun des mortels mais c’est toujours intéressant de voir ce que ce type de produit peut faire car dans pas si longtemps, on aura la même chose dans des appareils bien plus accessibles 😉

Personnellement, même si les specs impressionnent, mes vieilles Panasonic GH-4, Sony Alpha 7 III et la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K (test à venir bientôt sur le site) font largement l’affaire sur nos productions. Vous verrez d’ailleurs nos premières vidéos dans les semaines à venir sur nos chaînes Youtube.

Allez, jetez un coup d’oeil sur les différentes vidéos de l’annonce. C’est tout de même magnifique de voir ce qu’un appareil de cette taille pas plus grand qu’un reflex est capable de faire de nos jours n’est-ce pas?

Co-fondateur de Playscope, Michel est un des dinosaures de la presse spécialisée informatique et jeux vidéo. Certains diraient même fossile depuis le temps qu'il oeuvre dans cette industrie (1987). Il a survécu à nombre de magazines, d'éditeurs et de sites web. Gamer sans être un hardcore, Michel joue à un peu tout même s'il a une préférence pour l'action. Actuellement, il visite l'île de Tsushima ;)

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