PlayStation 5 – Entrapercevoir le gaming next gen

PlayStation 5 – Entrapercevoir le gaming next gen

Sony l’a clamé pendant des mois. Le constructeur croit au concept de générations de consoles. En cela son approche pour créer la PlayStation 5 et sa mise sur le marché prend une voie qui semble différente de sa concurrente la Xbox Series X. Maintenant que les plus chanceux ou les plus assidus ont réussi à l’obtenir, faisons un point.

A Playscope, je considère que tester une console dans le sens de poster un test écrit n’a pas beaucoup de sens. Une console n’est qu’une base non figée sur laquelle travaille non seulement son constructeur mais également les développeurs qui créent des programmes – en l’occurence des jeux. Plus qu’un test, il faut plutôt tenter de voir ses forces, ses avantages mais aussi ses faiblesses, ses lacunes et les points qui pourront être améliorés. Ce blog va me permettre d’évoquer avec vous mon ressenti après une bonne semaine en compagnie du monolithe de Sony.

Un design controversé

Tant que vous ne l’avez pas vu en vrai, vous aurez du mal à vous faire une véritable idée de la bête. Et quand je dis bête je fais évidemment référence à sa taille. La PS5 est massive. Posée à la verticale, on ne peut pas la rater. Après près de 40cm de hauteur, elle sera difficile à cacher si vous êtes du genre à planquer votre matériel pour une décoration intérieure minimaliste. Son design futuriste qui pourrait très bien la faire trôner dans des décors de films de SF a ses défenseurs comme ses détracteurs. Personnellement j’aime son look et une fois le câblage bien rangée, elle trône avec fierté sur mon bureau à côté de sa concurrente la Xbox Series X. Compte tenu de sa conception, il est à mon sens fortement conseillé de la placer à la verticale. Toutefois, si vous le voulez, vous pouvez la placer à l’horizontale en plaçant le pied fourni. Par contre, je vous déconseille fortement de la placer dans un meuble TV fermé. Comme pour toute machine de nos jours, ces appareils ont besoin d’espace pour refroidir et la PS5 ne déroge pas à la règle.

Que ce soit la version avec lecteur Blu-Ray ou la version sans, les PS5 présentent des courbes qui la distinguent très clairement du design minimaliste de la Xbox Series X – sans parler de sa couleur principalement blanche par rapport au full black de la XSX. Les deux façades blanches ne sont en fait que des plaques décoratives qui doivent aider à la dissipation thermique. La machine en elle-même se trouve dans la partie noire de la console. Sony a poussé le détail en rendant la surface intérieure des plaques rugueuse. Mais cette rugosité cache en fait quelque chose qu’on rate à l’oeil nu. Elle est provoquée par d’innombrables croix, rond, carré, triangle en relief qui font partie intégrante du moule. Ce détail assez bluffant – que certains diront totalement inutile – se retrouve également sur le DualSense. C’est le signe du souci du détail pour lancer leur console et la démarquer de la concurrence et de la précédente génération. Mais vous pouvez être sûrs que les prochaines itérations de la console verront cet aspect disparaître pour baisser les coûts de production.

Sur la face arrière on trouve le port d’alimentation traditionnel, un port HDMI 2.1, deux ports USB 3.1 Gen 2 (10Gbps donc) et un port Ethernet. Pas de port optique. Dommage donc pour ceux qui comptaient le brancher sur un home cinéma. Il faudra opter pour le HDMI pour cela – en supposant que votre ampli vidéo le permette. Sur la façade avant, on trouve un port USB 2.0 et un port USB-C 3.1 Gen 2 (10Gbps). Ils sont pratiques pour brancher vos accessoires comme le DualSense. Enfin, vous avez droit à des boutons d’éjection pour les disques (evidemment absent sur le modèle digital) et le bouton d’allumage. Sony a mis l’essentiel.

Une conception technique unique

Je ne suis pas un ayatollah de l’aspect technique des machines. Ce qui m’importe dans tout appareil que j’utilise c’est sa performance en situ. En cela les chiffres que balancent les constructeurs n’ont pas de sens en soi. Mais je vais tout de même vous en rappeler les grandes lignes.

La PS5 se repose sur de la technologie AMD que les PCistes connaissent mais dans des versions très customisées pour répondre à une architecture spécifique à la console – j’y reviendrais ci-dessous. Ainsi le CPU est un AMD Zen2 8 coeurs tournant à un maximum de 3,5GHz. La partie graphique est confiée à un AMD RDNA 2 avec 36 CUs tournant à un maximum 2,23GHz. Au total, la PS5 possède quelques 16Go de mémoire GDDR6. La console intègre un SSD ultra-rapide de 825 Go dont seulement 667Go sont réellement disponibles, le reste étant occupé par le système de divers aspects de fonctionnement de la console. Autant vous dire que si, comme moi, vous avez beaucoup de jeux cela se remplira très vite. Sony a prévu un port pour brancher à l’intérieur un SSD M.2 NVMe haute performance mais pour le moment il est désactivé. Sony doit encore tester et lister les SSD M.2 compatibles. En effet, compte tenu de la vitesse nécessaire – deux fois la vitesse des SSD actuels – il faudra opter pour des SSD M.2 nouvelle génération PCIe 4.0 capables d’aller au-delà des 5,5Go/s de taux de transfert. Ces SSD commencent à pointer le bout du nez sur le marché à un prix élevé (environ 250€ le 1To). L’avantage est qu’il s’agit d’un standard PC ce qui devrait faire baisser les prix assez rapidement. Je vous expliquais tout cela sur un précédent article sur les stockages des consoles next gen. A l’heure actuelle, la console ne permet pas de copier les jeux PS5 sur un disque dur externe USB. On peut uniquement le faire sur des jeux PS4 qu’on peut faire tourner d’ailleurs directement d’un disque externe. Espérons que Sony permettra l’archivage de titres PS5 sur des disques externes pour nous éviter de retélécharger des jeux parce qu’on a dû les effacer pour faire de la place sur le SSD.

Dès le mois de mars dernier, Sony via Mark Cerny, l’architecte en chef de la PS5 (ainsi que des PS4), avait fait une conférence très technique que peu de gens ont compris. Toutefois, on y décelait assez facilement pour qui a des notions techniques une approche assez inédite sur l’architecture de la PS5. Pourtant celle-ci repose sur des éléments somme toute relativement commun même s’ils ont été customosé pour la console. Ainsi le CPU et le GPU a été confié à AMD. Toutefois au contraire de Microsoft et sa Xbox Series X, Sony a voulu essayer de concevoir une console la plus homogène possible en travaillant sur tous les goulots d’étranglement habituels. Le focus a donc été placé dans la fluidité des transferts des données entre les différents éléments qui composent la console. Ainsi, le constructeur a conçu un contrôleur customisé pour l’adressage du SSD, une unité de décompression de données pour soulager le CPU ou encore un contrôleur DMA qui gère l’adressage mémoire. Toutes ces unités ont été conçu pour soulager le CPU afin qu’il se focalise sur le jeu.

Côté son, Sony a conçu un processeur dédié afin de proposer le son 3D – à ne pas confondre avec le son surround qu’on connait habituellement. Le concept du son 3D est de permettre aux développeurs de proposer des sons provenant d’un nombre conséquent de sources. Pour cela, Sony a créé le Tempest Engine. Ce processeur dédié au son a été modifié sur la base d’un unité de calcul d’un GPU AMD. Son rôle sera de produire un environnement sonore beaucoup plus riche. Pour le moment, la technologie s’applique relativement facilement pour les casques audio. C’est donc avec un casque que vous aurez le meilleur rendu. Pour les autres types d’appareils (TV, enceintes, home cinéma), Sony pense pouvoir le proposer par la suite. Il s’agit d’une technologie très à la pointe dont la recherche et développement continue encore actuellement. Il faudra toutefois attendre que les développeurs s’attaquent à cet aspect de manière plus approfondi. Sur les premiers titres, le rendu n’est pas aussi impressionnant que je l’espérais mais il est certain qu’avec les véritables titres next gen à venir dans les années à venir, le son 3D devrait prendre une bonne place.

Sans trop entrer dans les détails, la PlayStation 5 a donc bénéficié d’une approche technique un peu différente. A l’instar de ce qu’Apple a fait avec son tout nouveau SoC, la puce M1, qui vient de sortir sur certains Mac (je vous en parlerais prochainement certainement) ou également dans une moindre mesure ce que tous les smartphones et tablettes avec leurs SoC ARM, les séries A chez Apple et divers autres comme les Qualcomm sur Android, le concept est de proposer une machine plus homogène conçue pour des usages spécifiques. Dans le cas de la PS5, ce sera donc le jeu vidéo. Evidemment, il faudra voir au fil de la vie de la console et du travail des développeurs si cette approche s’avère payante. En tous les cas, sur les premiers titres, la PS5 assure bien.

 

Une interface soignée mais un peu déroutante

Le fameux Cross Media Bar qu’on connaît depuis la PS3 est resté même si Sony a repensé le concept pour de nouvelles fonctionnalités. Autant vous dire qu’on se retrouve à la fois en territoire familier mais également perdu dans les différentes possibilités de gérer sa console, ses parties, ses options, etc. La barre horizontale principale affiche les derniers titres lancés et l’accès au PlayStation Store à l’extrême gauche et à sa bibliothèque complète. Cela ne change pas vraiment donc de l’interface de la PS4 même si le look a été revu. Lorsqu’on passe sur chaque jeu, la partie basse de l’écran affiche les informations pour chacun des jeux et des services. Là encore rien de très différent mis à part pour le look.

Sur la partie supérieure, on a droit à des onglets plus génériques avec la section jeux et la section contenu multimédia pour accéder aux services de streaming comme Youtube, AppleTV, Amazon Prime Video. La liste comprend également OCS, myCanal, Disney+, Netflix, Crunchyrool, Plex, WWE Network et Twitch. D’autres services vont certainement venir étoffer les possibilités au fur et à mesure des semaines et des mois. Plus à droite, on a droit au bouton recherche, au bouton permettant d’accéder aux paramètres et enfin à votre profil. Pour ce dernier bouton, on peut ainsi voir notre état en ligne, accéder à divers aspects de votre profil, à vos trophées ou encore changer d’utilisateur ou vous déconnecter. La page des paramètres a été un peu réagencé. Toutefois, elle ne diffère pas trop de ce qu’on avait sur la PS4 et on retrouve assez facilement les différentes options à régler.

L’une des grands nouveautés de la PS5 est l’intégration du PlayStation Store directement dans l’interface. Cela s’avère assez pratique et nous évite ce temps de chargement supplémentaire à chaque fois qu’on doit accéder au store. Cette intégration se retrouve la page dédiée à chaque jeu que vous possédez. On y retrouve les activités, – j’y reviens plus bas – les actualités officielles, les diffusions populaires du jeu ou encore les extensions disponibles ou possédées. C’est propre et assez clair.

Les activités feront partie de votre vie de gamer sur PS5. En effet, se présentant sous la forme de fiches, elles peuvent afficher votre progression dans l’obtention de trophées ou reprendre vos parties là où vous en étiez sans devoir forcément passer par tout le chargement nécessaire. Pour ce dernier point, encore faut-il que le jeu le gère. Sackboy A Big Adventure en fait un usage bien intéressant. Il ne reste plus qu’à espérer que les développeurs intègrent cet usage dans toutes les futures productions. Même si cela n’est pas un réel Quick Resume comme sur XSX/XSS qui permet de reprendre le jeu là où on l’a laissé exactement sans devoir tout recharger, ces fiches permettent de voir ce qu’on peut faire dans son jeu favori, suivre sa progression, etc.

Ces activités sont également accessibles à tout moment grâce au bouton PlayStation de votre DualSense. Sur PS4, le bouton PlayStation permettait d’accéder à la page d’accueil de la console. Ici, il active l’apparition non seulement des fiches d’activités mais également d’un menu horizontal d’options personnalisables un peu à l’instar de ce qu’on avait sur PS4. L’agencement est différent mais on peut accéder à un sélecteur pour basculer entre différentes applications et jeux, checker les notifications, gérer les parties ou encore faire différentes réglages pour le son, le micro ou accéder à votre profil. Enfin, c’est aussi ici qu’on peut mettre en veille ou éteindre la console. En cliquant sur le bouton Option lorsque ce menu est à l’écran, vous pourrez gérer les fonctionnalités présentes. On peut ainsi ajouter un bouton pour facilement accéder à de la musique via Spotify par exemple, lancer un livestream sur le service voulu, accéder à divers réglages d’accéssibilité ou encore aux paramètres réseau.

L’aspect déroutante concerne la gestion des titres PS4 et PS5. En effet, nombre de nouveaux titres fonctionnent sur les deux consoles avec des mises à jour PS5. Sur ce point l’interface manque de clarté et je suis sûr que nombre de joueurs risquent de jouer à la version PS4 sur leur PS5 plutôt qu’à la version PS5. A noter qu’à l’heure actuelle, la console souffre de divers bugs que Sony va devoir corriger via mise à jour du firmware. Ainsi certains téléchargements tournent à l’infini. On peut contourner le problème en reconstruisant la base de données via le mode sans échec de la console. Mais il y a aussi des plantages et des extinctions intempestives de la console.

Bref, dans l’ensemble le système est assez bien pensé. Il va falloir corriger des erreurs de jeunesse et revoir l’ergonomie. A l’instar de ce qu’on a pu voir avec le système de la PS4, celui de la PS5 devrait se bonifier au fur et à mesure.

Le DualSense – l’accessoire qui pourrait changer votre expérience

Le nouveau pad de la PS5, Le DualSense, est sans conteste l’élément qui surprend lorsqu’on découvre les jeux dédiés PS5 dont la démo incluse dans chaque console à savoir Astro’s Playroom. Petit jeu de plateforme fort sympathique reprenant le fameux petit robot qui était déjà présent au lancement de la PS4 et qui a eu un excellent titre – Astro Bot Rescue Mission pour ne pas le nommer – Astro’s Playroom a été conçu spécialement pour démontrer les possibilités du DualSense. D’un simple jeu de plateforme 3D mignon, le DualSense le transforme en une véritable expérience sensorielle. Ressentir physiquement les différentes surfaces où se balade Astro est au départ assez déroutant mais rapidement on imagine les possibilités dans d’autres jeux. De même, les gâchettes adaptatives peuvent offrir divers degrés de résistance et de retours. Ainsi, certains jeux comme Call of Duty Black Ops Cod War ou Watch Dogs Legion utilisent les gâchettes adaptatives d’une manière très sympa. En effet, le retour donné simule le retour des flingues. A chaque tir, on ressent un retour plus ou moins puissant. C’est vraiment immersif. De plus, la gâchette s’avère plus ou moins difficile à appuyer. C’est excellent pour une meilleure immersion mais il est fort probable que pour les joueurs compétitifs, ce type de fonctionnalité soit abandonné car fatiguant et pouvant impacter la performance du joueur. De son côté, WRC 9 s’en sert pour donner plus de sensations pour l’accélération et le freinage avec les gâchettes mais également avec un effet haptique pour nous faire ressentir les dérapages. C’est bien fait et donne une information supplémentaire pour bien piloter. Tous ces effets sont souvent soutenus par des bruitages sortant du pad. C’est le cumul des deux qui rend l’immersion encore plus intense.

Pour le reste, le DualSense reprend tous les composants d’un pad PlayStation. On retrouve toujours les deux sticks analogiques alignés, la croix directionnelle, les boutons croix, carré, triangle et rond et les gâchettes L1/L2, R1/R2. Le bouton Option est toujours présent tout comme le trackpad sensible au toucher. En lieu et place du bouton Share, Sony a placé un bouton Create qui, dans l’ensemble fait le même job à savoir prendre des captures d’écran ou lancer l’enregistrement vidéo. Le DualSense intègre un micro et une enceinte ce qui vous permet de discuter avec vos coéquipiers sans devoir utiliser un casque. Sony a prévu un bouton pour couper le micro si nécessaire. Evidemment cela ne remplacera jamais un bon casque audio mais c’est mieux que rien. Comme sur le DualShock 4 de la PS4, il y a également une prise mini-jack pour y brancher votre casque audio directement.

La prise en main est bonne et la partie basse du pad est rugueuse comme précédent décrit pour la console. Ses dimensions sont assez similaires au DualShock 4 avec un form factor plus proche de ce qu’on a sur les pads Xbox One. Le DualSense est vraiment bien conçu et on s’y habitue très rapidement.

Dans l’ensemble c’est très difficile à décrire puisque ce que propose le DualSense est relativement inédit. Les possibilités sont immenses. A voir maintenant si les développeurs prendront le temps d’imaginer l’implémentation des capacités de ce pad dans leurs jeux. J’espère qu’ils feront tous un effort d’imagination et de créativité 😉

Alors que donne la PS5 à l’usage ?

Après une grosse semaine d’utilisation à regarder toutes les possibilités de la console et les jeux disponibles, le ressenti est somme toute assez habituel. Comme tout début de génération de console, on peut voir le potentiel de la console mais il faudra encore des mois voire des années pour que tous les développeurs puisent vraiment dans toutes les capacités de la console.

Cela ne signifie pas qu’aucun titre PS5 ne vaut le coup. En fait, le Spider-Man Miles Morales est un titre de lancement fun et vraiment agréable. Comme beaucoup, le choix entre mode qualité/résolution et mode performance, permet à tout joueur de trouver son bonheur sans trop de prendre la tête sur les réglages. Demon’s Souls est un bon remake qui devrait ravir les fans du genre et le Sackboy et le Astro »s Playroom ouvre la console à un large public.

Les titres des éditeurs tiers qui bénéficient d’une mise à jour PS5 sont corrects mais offrent une sorte de minimum syndical. Il est vrai qu’à ce lancement et pendant encore une bonne année, on aura droit à des titres cross-gen à savoir développé à la fois pour la PS4 et la PS5. Il va falloir attendre que la PS5 devienne la machine principale de développement afin qu’on puisse découvrir tout le potentiel de la console. Toutefois dans l’ensemble, la version PS5 des titres de cette fin d’année sont soit un peu plus jolis grâce notamment au rendu ray tracing lorsque disponible, soit plus agréable à jouer grâce à un framerate de 60 images/seconde voire 120 images/seconde pour certains titres plus ambitieux. Je pense notamment à Assassin’s Creed Valhalla qui tourne à 60fps, Watch Dogs Legion ou les Spider-Man Miles Morales et Remastered bénéficient du ray tracing ou Dirt 5 et Call of Duty Black Ops Cold War visant les 120fps.

Concernant la rétrocompatibilité, dans l’ensemble ça tourne bien et souvent mieux. Même si les titres ne bénéficient pas de mise à jour spécifique, on a droit à un framerate bien plus stable. Tous les titres qui peinaient à tenir leur 30 ou 60fps l’atteignent désormais facilement. Dans certains cas, cela rend les jeux nettement plus jouables et bien plus agréables de quoi donner envie de retourner sur ces titres. Parmi les meilleurs exemples que j’ai pu voir, je pense notamment aux Nioh 1 et 2 qui peuvent tourner à 60fps en mode qualité ou encore à Ghost of Tsushima ou God of War désormais tournant à 60fps. Honnêtement je ne suis pas du genre à acheter une nouvelle machine pour joeur à d’anciens titres mais il faut bien avouer que dans certains cas on découvre les jeux sous un nouveau jour.

Alors est-ce que la PS5 vaut le coup actuellement pour peu que vous puissiez en trouver une? Soyons honnête. La réponse est non. A moins que vous soyez un geek ou un gros fanatique voulant avoir le dernier joujou à la mode, la PS4 et la PS4 Pro ont encore de beaux jours devant eux. Avec un parc installé de plus de 100 millions de machines, les éditeurs et les développeurs ne vont pas les lâcher de sitôt. De ce fait, avec toute leur logithèque et des titres à venir pour encore au moins 2-3 ans, les PS4 sont encore d’excellentes consoles.

La PS5 est une proposition alléchante et on peut commencer à entrapercevoir toutes ses possibilités. Toutefois, il faudra attendre encore au moins une bonne année avant de voir des titres commençant à réellement puiser dans les ressources de la console. C’est ce qui se passe lors de toute phase de transition d’une génération à l’autre. De toute manière, vous allez devoir faire preuve de patience puisque la console est en rupture de stock et qu’en trouver une dans les prochaines semaines voire prochains mois va être un peu compliqué.

Co-fondateur de Playscope, Michel est un des dinosaures de la presse spécialisée informatique et jeux vidéo. Certains diraient même fossile depuis le temps qu'il oeuvre dans cette industrie (1987). Il a survécu à nombre de magazines, d'éditeurs et de sites web. Gamer sans être un hardcore, Michel joue à un peu tout même s'il a une préférence pour l'action.

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