The legend of Zelda Skyward Sword HD – Y-a de la rumba dans l’air

BLOC INFO
Date de sortie
16 juillet 2021
Editeur
Nintendo
Développeur
Nintendo
Genre
Action, RPG
Machines
Switch
PEGI
12

Résonnez clairons et sonnez trompettes voilà le 35e anniversaire de la franchise The Legend of Zelda et pour l’occasion Nintendo nous offre…un portage HD. Et ça vous étonne ?

Toutes les héros et mascottes ne sont pas logées à la même enseigne chez Nintendo. L’an passé la firme de Kyoto avait offert une sympathique compilation « anniversaire » réunissant les trois plus grandes aventures en 3D du plombier moustachu parue sur N64, GameCube et Wii. C’est au tour de notre bon vieux Link de souffler ses 35 bougies en 2021. Hélas Nintendo  se borne ici à un lifting afin de redonner un coup de jeune à Skyward Sword. Les deux précédentes épopée du héros de Hyrule (The WindWaker et Twilight Princess) ont déjà été recuisinées à la sauce HD sur WiU. Pour mémoire, Skyward Sword était le second (vrai) titre estampillé The legend of Zelda sorti sur Wii en 2011 et qui débarquait pile pour le quart de siècle d’existence de la série. En voilà un chouette cadeau, qui à l’époque, a régalé autant nos mirettes qu’il a torturé nos poignets. Rassurez-vous, cette fois le synthol comme le baume du tigre pourront rester sagement dans le tiroir.

À l’instar d’un Wind Waker ce Skyward Sword ne se déroule pas dans le monde d’Hyrule, tel qu’on le connaît. Normal. Le titre remonte aux origines de la saga et s’impose même comme le volet fondateur d’après la chronologie officielle. Il invite à incarner un chevalier de Célesbourg fraîchement promu parti – une fois encore – à la recherche de la Princesse Zelda qui est traquée par Ghirahim un méchant sorcier d’opérette. Au lieu d’être aidé par une fée, notre vaillant parangon est assisté dans sa quête par Fey. Une sorte de IA contenue dans son épée qui en plus de lui dispenser quelques infos peut transformer la rapière du héros en détecteur. Pratique pour dénicher certains lieux ou éléments de quêtes disséminés dans des environnements vastes et labyrinthiques. Pas encore rentré dans un « palais » voilà que le jeu oblige déjà à se creuser la tête lorsque l’on crapahute dans les extérieurs. Évidemment comme dans tout bon jeu issu de la franchise The Legend of Zelda le titre fait aussi la part belle à l’action. On doit ainsi décimer différentes sortes d’ennemis. Mais, face à un blob, un moblin, une chauve-, un homme-lézard ou une plante-carnivore la stratégie d’attaque n’est pas la même. Comprenez que l’on doit guetter le moment opportun (une ouverture dans la défense) pour attaquer les ennemis au flanc ou asséner une taillade horizontale ou verticale. Je garde de la version Wii, le souvenir douloureux des dizaines d’heures passées sur ce jeu qui faisait la part belle aux contrôles par mouvement notamment lors des combats à l’épée. Bonne nouvelle, ce remake Switch offre d’autres façons de s’essayer à Skyward Sword. S’il est possible d’y jouer de la même façon (avec un binôme de Joycons), d’employer le gyroscope avec les Joycons attachés à la machine pour la visée – lance-pierre… -, le titre permet aussi d’employer des contrôles plus conventionnels par l’intermédiaire d’un pad externe ou en employant les sticks analogiques du Joycon. Dans ce dernier cas de figure pensez à désactiver le gyroscope dans les options pour éviter tout mouvement parasite qui pourrait causer une sorte de drift des plus énervants. Les contrôles des mouvements de l’épée au stick sont bienvenus même si l’on peine – avec un pad externe – à effectuer les mouvements pour trancher la bidoche d’un ennemi qui change de posture défensive. Pas assez rapide petit scarabée !

En dehors d’une maniabilité légèrement remaniée, d’un graphisme affiné (on en parlera plus bas), ce jeu est évidemment la réplique du titre sorti il a dix ans sur Wii. On aurait aimé ainsi profiter enfin d’un vrai monde ouvert où l’on aurait pu passer instantanément de l’île flottante de Célesbourg au dos de la monture volante, une sorte de grand pélican, qui nous accompagne lors des virées aériennes de cette épopée entre ciel et terre. Ce n’est malheureusement pas le cas, puisqu’un écran noir de deux ou trois secondes, vient encore assurer la transition entre les phases d’exploration « terrestre » et les envolées ariennes. En parallèle de l’énième mission de sauvetage de l’héritière du trône d’Hyrule (oubliez ce que je viens de dire), le titre propose, comme Breath of the Wild quelques années plus tard, de ramasser différentes sortes de composants dans l’environnement ou sur les cadavres encore fumants des ennemis pour fabriquer/améliorer le bouclier, le drone scarabée et d’autres pièces d’équipement. De plus, on doit aussi composer avec une barre d’endurance dans laquelle Link puise ses forces pour réaliser ses attaques tournoyantes, piquer des sprints ou réaliser l’ascension de parois recouvertes de « vignes ». Gare à ne pas tomber d’épuisement sous peine de se retrouver dans l’incapacité de répliquer aux attaques adverses ! De mémoire là s’arrêtent les similitudes avec BOTW. Si l’on peut évoluer « librement » à travers les cieux, les différentes régions sont séparées les unes des autres et accessibles uniquement par des points d’entrées situés dans les nuages. Malgré les années et son monde pas si ouvert on prend évidemment un certain plaisir à crapahuter durant une cinquantaine d’heures à travers cette version primitive du royaume d’Hyrule. Elle ne manque pas de varier les plaisirs en introduisant différentes mécaniques de jeu (activation de dispositifs anciens, exploitation du drone scarabée…) à chaque région et offre des combats souvent épiques contre les boss.

À sa sortie en 2011, Skyward Sword contournait astucieusement les limitations techniques de la Wii par un rendu graphique calqué sur l’impressionnisme. À moins de descendre la résolution de la sortie TV de la Switch au 480P, cet effet est nettement moins visible en 1080P (720P ?) car réservé à des éléments vraiment distants lorsqu’ils ne sont pas noyés dans un horrible brouillard. Globalement plus beau le titre profite d’une promotion d’image plus large (qui exploite toute la surface d’affichage) propose des modèles de personnages/ennemis mieux modélisés, mieux texturés.  Également plus fluide, le jeu est doté d’une animation qui mouline à 60 images par secondes lorsque la console est connectée au dock… comme en dehors. Il s’agit d’un jeu Wii, au graphisme coloré et retouché, mais un jeu Wii avant tout ne l’oublions pas ! Précisons que le jeu dispose toujours de sous-titres et menus intégralement en français qui permettent aux jeunes aventuriers en culotte courtes de s’initier à cette épopée de Zelda… pardon de Link. Enfin comme depuis la version GameCube de WindWaker le jeu possède une splendide bande-son dont certaines musiques ne manquent pas de faire ruisseler nos cages à miel et glandes lacrymales de bonheur.

The legend of Zelda Skyward Sword HD – Y-a de la rumba dans l’air
CONCLUSION
Lors de l’anniversaire de son plombier Nintendo s’était montré plus généreux en réunissant trois aventures. Pour le même tarif on se retrouve ici avec une seule aventure dont l'intérêt majeur réside dans sa réalisation affinée et sa maniabilité remaniée. Pour tout bon fan un brin collectionneur c’est un achat inévitable.
Les plus
Plus beau, plus rapide, plus fluide, merci le HDMI bye bye le composite
Différents types de prise en main pour plus de plaisir
50 heures de jeu…
Les moins
… Une sensation de manque de rythme et répétitivité
Quelques défauts hérités de la Wii
Juste un remake de Skyward Sword pour le 35eme anniversaire
8.2