Test – Train Sim World 3 – L’histoire sans freins …

BLOC INFO
Date de sortie
3 septembre 2022
Editeur
Just for Games
Développeur
Dovetail Games
Genre
Simulation ferroviaire
Machines
PS5, XSX/S, PS4/Pro, Xbox One/X, PC
PEGI
12+

Déjà nostalgique des vacances qui viennent juste de s’achever ? Embarquez à bord d’un train pour le prix d’un mois d’abonnement au Game Pass. Test express, direction l’évasion !

Entre la simulation de nettoyeur haute pression et celle d’apprenti cuistot, il y avait fort à faire cet été sur le Game Pass de la console de Microsoft. Quelle ironie ! En réalité, il aura fallu attendre la fin des grandes chaleurs pour voir davantage de titres « sympas » commencer à déferler ! Arrivent-ils juste à temps pour finir au pied du sapin ? D’ailleurs si vous avez des envies de dépaysement, la dernière production des anglais de Dovetail Games va vous faire voir du pays avec ses virées à la ville, à la campagne comme en montagne ! En voiture, prenez garde à la fermeture des portes !

Sorti sur PC, PlayStation 4 et Xbox One (comme ça pas de jaloux) depuis le début du mois de septembre, Train Sim World 3 a été testé sur la Series X par l’intermédiaire du Xbox Game Pass. Difficile de se passer de l’abonnement au service de jeu à la demande de Microsoft. Le titre vient prendre la relève du second volet qui était sorti il y a deux ans, déjà. Inutile de faire la moue ! Comprenez que toute la progression effectuée sur le second épisode n’est pas perdue, et mieux encore, il est possible de rejouer aux contenus achetés… y compris aux « missions » et itinéraires de base du second volet. Génial ! Cette simulation invite à se frotter à trois nouveaux scénarios. Il s’agit de piloter des locomotives Diesel dédiées au fret de marchandises en Californie, à transporter des travailleurs anglais aux commandes de tortillards de banlieue et à foncer à toute “vapeur” à travers la cambrousse teutonne dans des trains express. Attention jouer au petit train se mérite ! Et on se creuse parfois la tête pour piloter ces titans de plusieurs tonnes tout en respectant les horaires et en se sortant d’éventuelles avaries – comme un blocage en côte – qui font perdre de précieuses secondes voire d’interminables minutes. Inutile de foncer il faut partir à point.

Suivant le type de train employé on doit aussi mener à bien les voyageurs en patientant quelques secondes à quai, en ayant pris soin de s’arrêter au plus près de la zone réservée à l’arrêt de la rame. En simulation digne de ce nom, il faut composer en plus avec les limitations de vitesse et le titre sanctionne par un game over des plus frustrants les apprentis cheminots qui ne respectent pas les signalisations. Gare à ne pas griller un feu rouge situé en bout de quai, ou plus rageant, en plein parcours tandis que la locomotive est lancée à vive allure sur une voie à priori dégagée. Le titre jouant à fond la carte du réalisme, il oblige bien sûr à mémoriser les procédures pour « mettre en branle » les motrices, à anticiper les manœuvres et bien doser les freinages en tenant compte de la charge tractée qui a forcément une incidence sur la distance de freinage, comme l’accélération ou la vitesse de pointe. S’il laisse moins de liberté de manœuvre qu’un Flight Simulator, cette simulation n’en reste pas moins réaliste et incroyablement captivante… presque hypnotique !

Afin de nous précipiter dans l’enfer du rail de manière crédible, le titre carbure toujours au bon vieux Unreal Engine 4. Comprenez qu’en pleine crise des composants, le studio n’allait pas se priver de l’immense part de marché représenté par les utilisateurs de consoles de la précédente génération (PS4/Xbox One) comme des possesseurs de PC au hardware légèrement obsolète en basculant vers la cinquième mouture du moteur. Testé sur Xbox Series X, le titre tourne en 4K tout en affichant un niveau de détail – sur les trains, environnements, distance d’affichage – assez impressionnant combiné à des effets climatiques crédibles, une célérité sans faille et un cycle jour/nuit dépaysant. Les cages à miel des aspirants cheminots en quête d’immersion seront ravis de profiter de voix (annonces dans les stations dans la langue d’origine) ainsi que d’effets sonores soignés bigrement immersifs. Le seul vrai reproche que l’on puisse faire à ce Train Sim World 3 – en dehors du fait de ne pas proposer de conduire un TGV par défaut – est sans doute de manquer cruellement de clarté tant dans ses menus que sur l’ergonomie des tableaux de bord des motrices pas toujours hyper agréables à manœuvrer au stick analogique.

Test – Train Sim World 3 – L’histoire sans freins …
CONCLUSION
Toujours plus abouti, détaillé, praticable sur les machines d’hier comme celles d’aujourd’hui, Train Sim World 3 offre aussi de profiter de sa progression des contenus téléchargés sur le précédent opus. Voilà qui est très appréciable ! Si vous rêvez de jouer aux petits trains vous avez le feu vert pour foncer !
Les plus
Compatibilité avec les DLC et progression de TSW2
Graphiquement c’est vraiment détaillé, un régal pour les mirettes
Un jeu captivant, une simu poussée mais “accessible”
Assez de contenu pour accrocher plus longtemps qu’un Paris-Marseille
Les moins
Une interface aux menus un peu lourdingues, Le manque d’ergonomie des tableaux de bord
Le jeu qui oublie de télécharger le contenu, les DLC vendus assez cher
8