Ace Combat 7 Skies Unknown – Sept ça suffit ?

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Les amateurs de voltige aérienne comme les joueurs en manque d’action supersonique ont intérêt à avoir le cœur bien accroché pour survivre aux confrontations enragées du nouveau volet d’Ace Combat. Attachez vos ceintures, empoignez fermement le manche et préparez-vous à un aller simple vers le septième ciel ! Alors heureux ?

Avec ses vingt-cinq années d’existence au compteur (ou à l’altimètre), Air Combat/Ace Combat fait clairement parti des licences increvables et incontournables de chez Bandai Namco. A l’instar de SoulCalibur, Tekken ou Ridge Racer, du même éditeur, on a plaisir à retrouver cette simulation aérienne à chaque génération de console. D’ailleurs, comme SoulCalibur VI sorti à l’automne dernier, Ace Combat 7 Skies Unknown déboule un peu en “fin” de vie des Xbox One et PS4. L’attente aura été longue depuis un Ace Combat Assault Horizon paru en 2011 sur PS3/Xbox 360. Inutile de faire la grimace. La franchise Ridge Racer nous fait le coup de la panne sèche depuis plus longtemps encore !

Abordons rapidement le scénario prétexte aux dogfights enragés. Ce jeu vous place dans un monde dystopique, “post-apocalyptique”, où deux grandes nations d’un supercontinent se livrent une guerre sans merci dans les airs. Entre deux cinématiques, briefing et debriefing, le joueur incarne un vaillant pilote d’une escadrille prestigieuse tombé en disgrâce après une mission de sauvetage qui a mal tournée. C’est écrit dans le scénario et à priori vous ne pouvez rien y changer. Et c’est sans doute là le point le plus frustrant du jeu. Précisons d’emblée que les missions scénarisées laissent vraiment trop peu de liberté au joueur. A quoi bon dézinguer des myriades de drones quand l’objectif consiste à défendre tant bien que mal des engins de reconnaissance alliés éparpillés aux quatre coins d’une map ? Le titre s’avère impitoyable ! Il sanctionne la “moindre” erreur de pilotage ou perte alliée en obligeant à recommencer la mission depuis un point de contrôle. Rageant, frustrant et vraiment dommage !

Côté prise en main, le titre a opté pour la simplicité de l’arcade. N’allez pas croire que le jeu lorgne du côté du rail shooter pour autant ! A contrario, Ace Combat 7 Skies Unknown n’impose pas non plus d’avoir accumulé des heures de vol sur Flight Sim ou d’être un pilote émérite pour enchaîner avec maestria les tonneaux et autres loopings à quelques milliers de pieds d’altitude. En vol les comportements des différents zincs sont assez crédibles. Comprenez par là qu’à trop faible vitesse rien n’empêche de décrocher ou de se crasher en cas de contact avec le sol. Pas de panique ! Arcade oblige, on ne peine pas à conserver son zinc dans les airs lors des combats aériens et on peut transporter une réserve assez impressionnante de missiles et autres mignardises dévastatrices. Si l’on ressent un certain plaisir à s’envoyer en l’air à bord d’un mythique F-14, le titre permet – grâce aux devises engrangées lors des exploits – d’étoffer son hangar en faisant l’acquisition d’autres engins. A défaut d’offrir une quantité Pantagruélique de zincs, comme un War Thunder ou World of Warplanes, le jeu propose d’en obtenir environ deux dizaines… seulement oui. Ces avions sont taillés pour les combats dans les airs, la destruction d’objectifs au sol (comme l’A-10C) ou polyvalents. D’ailleurs, histoire de varier les plaisirs notez que les missions peuvent être constituées d’enchaînements de différentes phases durant lesquelles on doit, par exemple, slalomer entre les couvertures radar, protéger des objectifs, décimer des artilleries antiaériennes et se lancer aux trousses d’escadrilles de chasseurs, de bombardiers… et même de drones. Agiles, rapides et imprévisibles, ces petits engins ennemis peu résistants sont particulièrement détestables car insaisissables ! Achevons ce tour d’horizon de la maniabilité en précisant que ce jeu parfaitement jouable au pad se paye aussi le luxe d’être praticable au stick. Ceux qui aiment se tirer sur le bâton de joie apprécieront de se lancer ainsi dans des mêlées aériennes intenses quoiqu’accessibles ! S’il est possible de dézinguer un appareil en combat rapproché, en tirant quelques salves de mitrailleuse, le plus souvent un ou deux missiles à tête chercheuse bien placés suffisent à venir à bout d’un zinc de l’autre faction. Facile à dire ! Tandis que l’on s’évertue à conserver un appareil ennemi dans le collimateur, il faut aussi éviter les tirs de mitrailles ou de missiles régulièrement lancés à nos basques.

Pour sa réalisation, le jeu s’est paré du même moteur graphique que SoulCalibur VI. Basé sur la quatrième version de l’Unreal Engine, Ace Combat 7 Skies Unknown est un véritable régal pour les yeux. Sur la PlayStation 4 qui a servie au test, ce jeu affiche des appareils bien modélisés et des effets d’éclairages somptueux, en sus il offre aussi des environnements dotés d’un rendu graphique quasi photo-réaliste… du moins vus de loin. Le ventilateur de la console turbinant à fond dans les décors dotés d’une débauche d’effets visuels on sent bien que la vaillante machine de Sony est un peu poussée dans ses derniers retranchements. Notamment lorsque l’on vole au beau milieu d’une pluie battante. Pourtant cela n’empêche pas cette version PS4 d’être – partiellement – compatible avec le casque PlayStation VR à l’occasion de quelques missions annexes, accessoires mais immersives. Côté son, précisons qu’Ace Combat 7 Skies Unknown offre des musiques assez entrainantes qui collent – souvent – bien à l’action explosive et que les effets sonores en mettent plein les oreilles. Immersion garantie !

Il a beau prôner la carte de l’accessibilité par son gameplay arcade débridé, Ace Combat 7 Skies Unknown exaspère par la trop grande rigidité de ses événements scriptés. Virevoltant, captivant mais frustrant, il réalise par contre un quasi sans faute sur le plan technique. Une expérience à tenter.

Good

  • Graphiquement ça dépote
  • De l’action en veux-tu en voilà
  • Une prise en main intuitive...

Bad

  • … qui contraste avec le manque de clarté de certains objectifs
  • Le paradoxe du jeu arcade exigeant
  • Missions PSVR sur PS4. Pas sur PC
7

Bon

Ex journaliste, feu globe-trotter à plein temps, papa, technophile, gamer et retrogamer depuis toujours. Adorateur du HDMI, Grand Manitou du VGA et chevalier de l'Ordre de la Péritel. Aime la 32X, voulait croire en la Jaguar et la WiiU. A commencé dans la presse mag jeux vidéo en 2005.
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