Dragon Ball FighterZ – La fureur du dragon

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Ils sont venus, ils sont - presque - tous là. Les protagonistes et antagonistes les plus emblématiques de la saga Dragon Ball ( Z et autres Super ) règlent leurs comptes dans un jeu de castagne nerveux, explosif et spectaculaire. Le DBZ Ultime ?

Après avoir publié deux épisodes de Xenoverse, l’éditeur Bandai Namco offre à la franchise Dragon Ball un retour aux sources de la castagne en deux dimensions sur PC et consoles de salon. Pas de panique, Dragon Ball FighterZ est un titre qui remplit le cahier des charges des productions actuelles. Développé par le studio Arc System Works, ce « DBZ » au rendu graphique – cartoonesque et coloré – en cell shading carbure à l’Unreal Engine 4. Les modélisations des combattants sont ainsi détaillées et splendidement animées, et de loin l’illusion est parfaite car on a presque la sensation de se trouver face à un « bon vieux » jeu de baston en 2D. De quoi ravir les fans de longue qui ont découvert les jeux DBZ au temps de la MegaDrive et surtout de la SNES.

Oubliez la liberté de mouvement des opus Xenoverse et l’étrange impression d’approximation des affrontements en 3D temps réel. Cette fois le studio Arc System Works livre un jeu de combat qui boxe résolument dans la catégorie d’un Marvel Vs Capcom tant l’action à l’écran s’avère dantesque et explosive. Les géniteurs des franchises BlazBlue et Guilty Gear, sont loin d’être à leur premier coup d’essai dans l’univers DBZ, ils ont déjà livré par le passé trois autres titres sortis sur les consoles portables de Nintendo (GBA, NDS et 3DS). Avec Dragon Ball FighterZ, les développeurs ont enfin pu porter la licence sur les plateformes HD et Ultra HD – le jeu étant compatible 4K – de Sony et Microsoft. A l’instar du dernier opus de Guilty Gear, le titre fait la part belle aux enchaînements meurtriers et troque les affrontements stratosphériques contre un gameplay plutôt terre à terre, qui se limite à expédier les combattants malmenés dans les airs. Une hérésie à priori pour un jeu de baston dérivé de la franchise d’Akira Toriyama ! Un moyen sans doute d’éviter les temps morts, pour ne pas dire les flottements propres aux rixes aériennes.

La maniabilité du jeu se révèle être aussi exigeante que celles des autres productions de chez Arc System Works. N’espérez pas exécuter les combos les plus destructeurs par enchantement. Le titre impose ainsi de passer du temps dans la salle d’entraînement, afin d’apprendre/mémoriser les séquences et les timings nécessaires à l’exécution d’enchaînements ravageurs. Ces séquences sont constituées de séries d’appuis de coups (faible, moyen, fort) et d’orientation du stick directionnel. Bien sûr, nos guerriers Z comme leurs ennemis peuvent recourir à des projections d’énergie (Kaméhaméha, Masenko…), des téléportations, des ruées surpuissantes, des bottes secrètes et des attaques ultimes. La plupart de ces techniques s’exécutent de la même façon que les coups spéciaux de Marvel Vs Capcom. D’ailleurs comme le second volet de cette licence, les affrontements opposent aussi des équipes de trois combattants. Pour limiter la casse, et permettre à un pugiliste de regagner des forces, on peut switcher en cours d’affrontement entre les différents castagneurs. On peut aussi invoquer les coéquipiers en soutient ou pour vampiriser la jauge de vie d’un adversaire en déclenchant trois attaques « spéciales » consécutives. Expéditif !

Afin d’assimiler les mécaniques les plus rudimentaires, le titre oblige à les exécuter à de – trop – nombreuses reprises lors du mode histoire divisé en trois parties. Le premier run propose de suivre les péripéties de Goku et ses potes, la seconde partie se focalise quant à elle sur les bad guys ramenés à la vie et la dernière sur les cyborgs du Red Ribbon. Basé sur un scénario inédit, le titre ne revisite pas les sagas Freezer, Cell ou Boo. À la place le joueur suit les protagonistes et antagonistes de la saga DBZ opposés à un nouveau cyborg, C-21, et à des régiments de clones conçus par l’Armée du Ruban Rouge. Si la campagne solo s’avère être relativement longue – comptez déjà une demi douzaine d’heures pour boucler la première partie – elle est aussi ennuyeuse car vite répétitive. Pas de quoi refroidir les ardeurs des « boulistes » les plus tenaces, ils trouveront davantage leur bonheur du côté du mode Arcade, car il offre en guise de carotte de débloquer les formes Super Sayien Bleu de Goku puis Vegeta. Par défaut, le titre offre 21 personnages jouables venus des débuts de l’univers Dragon Ball jusqu’à la série Super. Le titre limite d’ailleurs les déclinaisons des personnages. La forme divine débloquée on ne trouve que deux versions de Sangoku et Végéta, en sus des stades Super Guerrier. Le titre nous a épargné aussi les formes imparfaites de Cell, Goten et Trunks enfants et une foules d’autres persos « doublons » qui seront sans doute disponibles dans les DLC à venir. Parmi les persos présents citons Yamcha, Tenshinhan, Krilin, C-16, Beerus, Hit, Captain Guynyu et son escadron, Nappa et ses Saibamen explosifs et enfin Black Goku. Ces persos diffèrent par leur techniques de combat, par leur puissance ou leur capacité à realiser des enchainements punitifs sans laisser une chance à l’opposant de répliquer. Les gardes peuvent êtres percées, les attaques contrées et la téléportation s’avère efficace contre les adversaires qui jouent la carte de la sécurité en restant à distance.

En parallèle des modes entraînements, de la campagne solo et du mode arcade, Dragon Ball FighterZ s’est bien sûr paré de modes multijoueur (tournoi, amical…) praticables en local comme en ligne. Les différents modes proposés par le jeu sont accessibles depuis un HUB qui rappel fortement celui de Guilty Gear Xrd Rev2. Il s’agit toujours de déplacer un avatar pixelisé en Super SD dans un environnement – vu de haut – pouvant accueillir jusqu’à soixante-trois autres rivaux et qui permet d’accéder aux différentes activités et même à une boutique de capsules. Les joueurs un brin dépensiers peuvent y claquer sans vergogne des Zenis engrangés lors des parties solo ou multi. Si cette interface est visuellement attrayante on déplore toutefois des problèmes de déconnexion en revenant d’une activité solo (arcade) et une attente assez longue lors de la recherche d’un rival. Rassurez-vous, on est loin des débuts chaotiques de Street Fighter V et des soirées passées à espérer l’apparition d’un opposant.

Attention les mirettes ! Pour sa réalisation, le jeu s’est appuyé sur la quatrième mouture de l’Unreal Engine. Si l’on a déjà fait l’éloge des modélisations comme la fluidité de ses animations, il ne faut pas oublier les splendides cinématiques qui se déclenchent avant (ou entre) les match, lors d’une attaque ultime ou lorsque l’on projette l’opposant dans les airs ou hors de la zone de combat. Seul regret lié à la partie technique. Sur la version Xbox One ayant servie au test, les arrières plans des arènes (sauf celle du tournoi d’Arts Martiaux) manquent cruellement d’animations et sont plutôt figés. En solo comme en multi, les temps de chargements s’avèrent aussi un tantinet longuets avant chaque combat. Pour la bande son, les équipes de Arc System Works ont visiblement ressorti les grosses guitares de Guilty Gear, prodiguant du coup à ce Dragon Ball FighterZ des thèmes assez rock. Les ziks sont loin d’être désagréables, moins en tout cas que les voix US des protagonistes qui peuvent – heureusement – être remplacées par les voix japonaises.

Si le passif d’Arc System Works avec la licence d’Akira Toriyama laissait craindre le pire, Dragon Ball FighterZ est en définitive une bonne surprise. Complet et doté d’une réalisation dans l’ensemble réussie, l’année 2018 commence en beauté. Pourvu que ça dure !

Good

  • Des affrontements survitaminés
  • Une animation assez fluide
  • De la belle 3D cellshading

Bad

  • Des décors souvent figés et un peu vides
  • Pas de combats aériens
  • Le hub et les problèmes de stabilité du réseau
8

Super

Parisien, ex-journaliste et ex-globe-trotter mais toujours papa, passionné, joueur, collectionneur, technophile et nostalgeek. LIFE IS SHORT PLAY MORE
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