Injustice 2 – Caprice des dieux

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La fine fleur des héros et vilains de chez DC Comics reprennent le combat. Attendez-vous à en prendre plein les yeux avec ce jeu de castagne bourrin, carburant au Super et franchement Bat !

Après cinq longues années d’attente et deux adaptations cinématographiques de l’univers DC un peu ratées (faut-il vraiment les citer ?), on peut enfin se plonger avec délectation dans les affrontements nerveux d’Injustice 2 ! Toujours développé par le studio NetherRealm, géniteur de la licence Mortal Kombat, ce jeu s’impose sans surprise comme une digne suite du premier volet.

Son scénario se déroule à nouveau dans l’univers alternatif d’Injustice, quelques temps après le conflit qui avait opposé Batman à Superman. Depuis que le Caped Crusader a incarcéré Sup à Arkham, bizarrement, les deux anciennes têtes d’affiche de la JLA sont en froid. Toutefois avec l’avènement d’un certain Brainiac les deux justiciers sont contraints de s’allier pour tenir tête à cet alien collectionneur de mondes et à ses escadrons d’envahisseurs. Loin de se limiter à un simple pitch de départ, le scénario se développe au fur et à mesure du mode histoire, qui s’articule autour d’une cinquantaine de combats ou plus exactement soixante-seize en tenant compte des voies « alternatives ». Et entre chaque affrontement, le jeu nous régale par des cinématiques soignées, qui mettent en scène des héros et vilains de l’univers DC. En sus du rejeton de Krypton et de l’homme Chauve Souris, le mode histoire suit durant près de cinq heures aussi les péripéties des inévitables Green Lantern, Green Arrow, Flash, Wonder Woman et Aquaman et il met également en scène d’autres héros comme FireStorm, Blue Beetle, Black Canari, SuperGirl ainsi que Harley Quinn. Côté super vilains l’affiche s’avère tout aussi alléchante car en plus de Brainiac on se retrouve aussi opposé à Deadshot, Captain Cold, Swamp Thing, Gorilla Grodd et même le Joker… qui avait pourtant été tué dans le précédent opus par le Superman de cette Terre. Par rapport au premier volet, il y a moins (voire pas) de personnages « doublons ». Du coup, le titre prodigue une injection massive de sang neuf, du moins dans le casting qui dispose de vingt huit combattants jouables et uniques. En revanche, en terme de gameplay, sauf oubli, les choses n’ont peu ou pas changées.

Le titre oppose toujours deux pugilistes en combats singuliers dans une petite dizaine d’arènes inspirées des lieux mythiques des aventures de Superman et de la JLA (Metropolis, Gotham, Forteresse de Solitude…) où tous les coups bas sont permis. Pour se défaire du rival on peut évidemment compter sur les enchaînements constitués de super coups de poings et de pieds, combinés à des coups spéciaux plus ou moins efficaces. Difficile de faire plus classique, surtout que l’ADN de Mortal Kombat coule toujours dans les veines d’Injustice 2. Certes sanglant, mais pas gore pour autant, le jeu se veut accessible à un public plus jeune (16 ans tout de même). Rassurez-vous il n’en reste pas moins spectaculaire. Notamment lorsque on envoie valdinguer l’opposant dans une seconde partie de l’arène ou que l’on déclenche au cours du combat une botte secrète propre à chaque protagonistes. Flash va par exemple entraîner son rival à travers le temps pour le fracasser contre un tyrannosaure tandis que Batman va envoyer son ennemi dans les airs pour qu’il soit mitraillé par la sulfateuse de la Batwing. Sympa ! A l’instar d’un Street Fighter V et de ses Ultra, les « Super » peuvent être bien sûr contrés (garde, esquive, contre-attaque…) de différente manière : Pour la plus grande frustration de l’assaillant. En plus des attaques de bases, coups spéciaux et super, notez que l’on peut aussi employer des objets situés en bordure de l’arène pour infliger des dégâts à un opposant déjà sérieusement malmené.

Si le titre propose une campagne solo vraiment bien ficelée, un mode entraînement pour se familiariser aux combos, il permet aussi de se frotter en solitaire aux dangers du multivers. Ces mondes parallèles invitent à vaincre un nombre déterminé d’ennemis en composant parfois avec des bonus/malus et ils contraignent aussi d’employer un héros doté d’un niveau d’expérience déterminé. A l’issue de ces affrontements on récupère de temps à autre des pièces d’équipement comme des casques, des plastrons et des bottes qui permettent de booster les caractéristiques (attaque, vie…) du héros employé ou, plus frustrant, d’un autre protagoniste avec lequel on a pas forcément l’habitude de jouer. En sus de ces modes praticables en solitaire le jeu propose bien sûr de s’adonner à des combats en multijoueur sur la même machine ou online, et il permet également de fonder ou rejoindre une guilde de méta humains. Côté mulitjoueur en ligne, le titre est pourvu de deux types de matchmaking. A l’aveuglette on se retrouve opposé à un joueur au hasard, soit on rejoint une room à partir de laquelle il est possible de défier des joueurs ou d’être défié. Si ces seconds types de matchs « amicaux » s’avèrent pratiques pour se faire les dent sur les modes Versus et Roi de la Colline, notez que le titre propose aussi des matchs classés et des matchs privés, où l’on peut défier ses potes. Bref, en l’état, en solo comme en multi Injustice 2 en a bien assez sous le coude pour captiver l’amateur de jeu de castagne des jours et des nuits entières. A moins d’être un fan hardcore du DC Universe nul besoin de craquer pour le DLC déjà dispo ( il contient neuf nouveaux persos dont AntiFlash et des stages…), puisqu’en terme de contenu, le jeu de base suffit largement !

Techniquement la quatrième mouture de l’Unreal Engine employée par Injustice 2 offre un rendu superbe. Les environnements sont détaillées, bourrés d’éléments destructibles ou qui se désagrègent au fur et à mesure du combat et ils sont dotés de splendides effets d’éclairages qui se projettent sur les protagonistes. Ces derniers bénéficient d’ailleurs de modélisations hyper détaillées et d’animations soignées notamment lors des séquences cinématiques réalisées avec le moteur du jeu. Et si vous jouez sur une PS4 Pro et avez un écran 4K, le jeu gagne alors vraiment en finesse. En revanche, le titre descendant en droite ligne de Mortal Kombat, il faut toujours composer avec une maniabilité sacrément rigide. Cependant, une fois maîtrisée, elle offre aux joueurs les plus expérimentés d’enchaîner l’adversaire comme un pauvre sac de viande ou bien de le spamer bêtement d’attaques sournoises depuis l’autre bout de l’écran. Espérons que NetherRealm procédera rapidement à des rééquilibrages !

Super beau, hyper fun, méga bourrin, Injustice 2 est une suite qui est à la hauteur de son prédécesseur. A moins d’être allergique aux contrôles rigides hérités de Mortal Kombat difficile de passer à côté de cette petite merveille de la castagne.

Good

  • Vraiment magnifique
  • Un mode histoire réussi
  • Assez de modes et persos pour s’amuser seul ou en multi

Bad

  • Une maniabilité rigide
  • Des problèmes d'équilibrage
  • Des matchs en tag auraient été bienvenus
8.5

Super

Parisien, ex-journaliste et ex-globe-trotter mais toujours papa, passionné, joueur, collectionneur, technophile et nostalgeek.
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