Les Schtroumpfs Mission Malfeuille – Là où ils passent l’herbe ne repousse plus

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Les yeux dans les bleus on découvre les aventures des joyeux petits lutins de la forêt. Ils font face à une nouvelle menace pour le moins… envahissante. C’est la cataschtroumpf !

Lors du test du sympathique Marsupilami, je déplorais de n’avoir pu tester la nouvelle épopée des Schtroumpfs. L’attente aura été de courte durée. Son éditeur Microids nous a gentiment transmis un code review des Schtroumpfs Mission Malfeuille  destiné à la Xbox One. Le jeu des français de Osome Studio, déjà responsable des Astérix XXL 2 et 3 (re)sortis récemment, a été co-realisé par les autres frenchies de Ocellus… géniteurs du Marsupilami. La boucle est bouclée.

À la différence du Marsupial jaune de Franquin, les petits hommes bleus de Peyo ont déjà fait l’objet d’une multitude d’adaptations sur consoles et micros depuis le début des années 80. Une popularité due à la série animée de chez Hanna Barbera alors diffusée à la télévision à travers le monde. Même si la franchise a connu des hiatus video-ludiques, les Schtroumpfs viennent fréquemment jouer les trublions depuis les années 2010 grâce aux sorties sur grand écran de leurs aventures. Ce Mission Malfeuille possède, sauf erreur, un scénario original pouvant être pitché ainsi : de mystérieuses mauvaises herbes poussent à travers le pays des Schtroumpfs et font apparaître des créatures végétales assez belliqueuses les Malbêtes. Nos petits êtres bleus menés par le Grand Schtroumpf décident de s’attaquer au mal à la racine à grands renforts de désherbant lors de cette épopée qu’on aurait aimé davantage « Sunshinesque ».

La prise en main de Mission Malfeuille rappelle pas mal celle de jeux comme Mario Sunshine, Luigi Mansion et même Rayman 2. Le titre se présente ainsi sous la forme d’un jeu de plateforme en 3D où l’on crapahute à travers des levels linéaires, remplis d’ennemis, de pièges et de plateformes mouvantes. Jamais perdu, un indicateur d’objectif vient toujours se placer sur le point de passage à atteindre à mesure que l’on progresse à travers le niveau. La particularité de ce jeu réside dans l’utilisation intensive d’un appareil à désherber, le Vaporisaschtroumpf, mis au point par le Schtroumpf Bricoleur qui s’utilise à la manière du nettoyeur haute-pression de Mario et l’aspirateur à Fantômes de Luigi Mansion. Cet appareil permet aussi de planer sur de courtes distances, de se déplacer au sol à la vitesse de l’éclair, d’aspirer/projeter des ennemis ou objets et bien sûr de diffuser du désherbant sur les herbes folles comme sur les monstres. Toutefois n’espérez pas profiter de toutes les capacités de l’engin dès le début du jeu. Les aptitudes les plus avancées se débloquent au fil de l’aventure. SI le titre invite à suivre d’abord l’épopée du Schtroumpf Costaud, notez que l’on incarne aussi son insupportable congénère à lunettes, la Schtroumpfette et même le Schtroumpf Cuisinier. Des protagonistes différents mais qui possèdent la même prise en main. Rapidement évoqués, les affrontements du jeu imposent d’éliminer un certain nombre d’ennemis dans une zone délimitée, en les éliminant de différentes manières. Une façon d’apporter un peu de variété aux affrontements, répétitifs, qui sont loin d’être difficiles. Destiné aux joueurs les plus jeunes, l’aventure étalée sur quatre mondes (forêt, château, marais, manoir de Gargamelle) aux vies illimitées a pu être bouclé en l’espace d’une petite soirée sans trop forcer. Histoire de prolonger l’expérience, le jeu invite à glane dans les niveaux (découpés en sections) différentes sortes de composants destinés à booster l’engin ou les capacités de notre héros. Jouable en solo, notez que le titre semble aussi praticable en coop. À deux c’est mieux ?

Testé sur Xbox Series X, la version Xbox One de Les Schtroumpfs Mission Malfeuille profite d’un rendu graphique globalement assez joli, propre et coloré. À la différence du Marsupilami qui carburait à l’Unity, ce jeu-là tourne avec un moteur graphique “fait maison” le OEngine déjà vu à l’oeuvre dans le second et le troisième opus de Astérix XXL. Les petits Schtroumpfs comme le bestiaire bénéficient de modélisations rondouillardes cartoonesques dont les contours sont lissés grâce à un antialiasing des plus efficaces. L’animation est fluide et on ne déplore qu’un léger manque de variété des environnements. Au rayon des regrets, on aurait bien aimé pouvoir incarner davantage des petits êtres bleus du village, de croiser aussi la route de Johan et Pirlouit ou de livrer le combat final contre Gargamelle en mano à mano. Pardonnez ces broutilles ! À l’instar d’un Sonic Unleashed et Balan WonderWorld (pour rester dans le genre de la plateforme) un thème spécifique aux affrontements vient fréquemment interrompre les jolies mélodies médiévales à chaque fois que l’on se retrouve confronté à un groupe d’ennemi. Un peu agaçant. Difficile de ne pas aborder les musiques sans parler des doublages. Ceux de Mission Malfeuille sont intégralement en français, et certaines voix sont assez proches de celles de la série animée. Comme martelé précédemment, le jeu destiné aux plus jeunes, les textes et menus sont aussi dans la belle langue de Molière… ou plutôt de Peyo.

Destiné aux Schtroumpfs de 3 à 77 ans, ce schtroumpf vidéo ne déçoit vraiment que par la faible durée de schtroumpf de son aventure principale. Ceux qui veulent éradiquer la menace des Malfeuilles et améliorer l’Aspiraschtroumpf en auront par contre pour leur argent. Mignon, jouable, sympathique, sans plus.

Good

  • Une réalisation fluide et soignée fidèle à l’univers de la BD/ Dessin animé
  • Des petites mélodies sympas
  • Simple à prendre en main

Bad

  • Une aventure principale assez courte
  • Le thème des bagarres assez “stressant”
  • Le rapport durée de vie/prix
6.8

Correct

Ex journaliste, feu globe-trotter à plein temps, papa, technophile, gamer et retrogamer depuis toujours. Adorateur du HDMI, Grand Manitou du VGA et chevalier de l'Ordre de la Péritel. Aime la 32X, voulait croire en la Jaguar et la WiiU. A commencé dans la presse mag jeux vidéo en 2005.

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