Lost Sphear – Du classique encore et encore

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Avec son scénario des plus légers mettant en scène Kanata le héros capable de restaurer les éléments perdus grâce aux souvenirs et autres émotions, Lost Sphear nous plonge dans un monde en proie à une disparition cyclique a priori inévitable. Accompagné de Lumina et Locke ainsi que de Van, le personnage sombre et mystérieux débarqué de nulle-part, Kanata va devoir parcourir le monde pour restaurer tout ce qui a pu être « perdu » : village entier, pans de continents, personnes…

Au cœur du gameplay, la restauration d’éléments perdus pourra non seulement se faire durant les phases d’exploration mais également sur la classique carte du monde que l’on ne parcourt finalement plus dans les JRPG depuis pas mal d’année désormais. Il sera par exemple nécessaire de restaurer des parties entières d’un continent afin de pouvoir progresser plus avant, le tout à l’aide de souvenirs que l’on glane sur la carte elle-même ou bien dans les donjons et autres lieux à visiter tout au long de l’aventure. Lors de ces restaurations spécifiques, des artefacts (des monuments, en fait) sont créés au choix du joueur et selon les souvenirs disponibles en réserve. Chaque artefact offre ainsi un effet spécial influant soit directement le déroulement des combats (bonus de critique, handicaps sur les monstres…), soit un effet visible ou utilisable sur la carte du monde (affichage d’une mini-map, vitesse de déplacement, etc.). Une bonne idée en soit, mais véritablement la seule de ce Lost Sphear qui se perd autrement très loin dans les méandres d’un classisme à la limite de l’impudence.

En effet, entre des dialogues insipides, des PNJ aussi peu loquaces qu’inutiles, une technique à la ramasse et des choix artistiques plus que discutables, Lost Sphear a beau être façonné façon mode indé, il n’en demeure pas moins insipide tant en apparence qu’en terme de système de jeu. Les combats manquent cruellement de rythme et se présentent son la forme de joutes en tour par tour à base d’ATB, ces fameuses jauges de temps si chères aux vieux jeux de rôle japonais. On s’équipe d’armes dédiées à chaque protagoniste, on achète protections génériques et autres potions à chaque nouvelle échoppe et on octroie attaques spéciales et magies à ses persos en équipant des Spirites –oui, encore des cailloux magiques… Un système éculé en somme et très loin d’être pertinent de nos jours. Et même si le placement tient une place prépondérante durant les affrontements, permettant ainsi de pouvoir frapper plusieurs ennemis en même temps selon la position et l’attaque choisie en déplacement libre, on s’ennuie rapidement et profondément. Ce ne sont d’ailleurs pas les compositions peu inspirées de l’OST qui viendront sortir le joueur de la torpeur qui le guette en permanence.

Indépendants mais avec un peu plus de moyens que le bon vieux programmeur du dimanche dans son garage, les gars de Tokyo RPG Factory ne semblent néanmoins pas vouloir en démordre et persistent dans une voie qui risque fort de les desservir sur la durée. Lost Sphear est doté d’une bonne idée de départ avec la restauration des souvenirs perdus qui alimente plusieurs éléments prépondérants de gameplay, mais c’est sans compter un manque d’ambition et d’inspiration flagrant. Plat, lent, artistiquement pauvre et techniquement à la rue toute proportion gardée, Lost Sphear ne pourra que difficilement contenter les plus nostalgiques des joueurs qui voudront tenter de retrouver les sensations découvertes il y a fort longtemps avec les premiers JRPG.

Good

  • Le système de restauration de ce qui a été perdu

Bad

  • Bien trop classique dans son ensemble
  • Manque cruellement de rythme
  • Les combats soporifiques
5

Moyen

Gamer depuis presque 30 ans, sa passion pour le jeu vidéo demeure pourtant intacte. Touche à tout et ouvert, il a néanmoins toujours un faible pour l'univers de Nintendo, entre nostalgie des glorieuses années passées et marasme des dernières générations !
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