Team Sonic Racing – L’équipée sauvage

PC PS4 PS4 Pro Switch Tests Xbox One Xbox One X

Embarquez à bord d’un puissant bolide, faites vrombir le moteur et crisser les pneumatiques dans des courses survitaminées en équipe ! Une bonne surprise !

Mine de rien la franchise Sonic célèbrera l’an prochain ses dix années de tours de circuits. C’est loin d’être anodin ! Sega a mis un temps fou pour catapulter sa mascotte dans l’enfer de la course… du moins de manière convaincante. Souvenons-nous avec émotion des premiers tours de circuits des Sonic Drift parus sur GameGear, cachons nos larmes en nous remémorant le médiocre Sonic R première incursion maladroite du hérisson bleu dans le monde de la course en 3D temps réel sur Saturn. La Sonic Team a beau avoir offert deux Sonic Riders assez sympas, le studio britannique Sumo Digital semble avoir trouvé la bonne formule en plaçant Sonic et ses potes aux commandes de puissantes monoplaces. Une recette qui ne déborde pas d’originalité puisque méchamment inspirée d’un Mario Kart, la référence incontestable du genre. Sans trop de mystère, Sonic ne risque toujours pas de ravir de sitôt la couronne au plombier… pas même avec ce troisième épisode intitulé Team Sonic Racing.

Sorti en 2010, le premier volet de la franchise intitulé Sega All Star Racing offrait de retrouver Sonic et les héros d’antan de la firme de Haneda (Alex Kidd, Ryo Hazuki…) propulsés dans des compétitions nerveuses. Un jeu de course globalement réussi mais qui était – de mémoire – parfois plombé par une maniabilité assez approximative. Sa suite, sous-titré Transformed parue deux ans plus tard, était inspirée d’un Mario Kart 7, elle offrait une expérience plus pêchue entre ciel et terre notamment grâce à ses véhicules transformables. Ce troisième épisode, baptisé Team Sonic Racing sort sept ans plus tard, il met de côté les gloires du passé de chez Sega et enterre les véhicules polymorphes pour se focaliser sur les exploits automobiles de Sonic et ses potes. Droit à l’essentiel.

Testé sur PlayStation 4 le titre offre une maniabilité plutôt agréable et une prise en main quasi-immédiate. Il est assez facile d’enchaîner les dérapages avec maestria comme les figures acrobatiques dans les airs afin de bénéficier d’une pointe de vitesse éphémère mais difficilement refusable pour s’échapper du peloton. Un principe emprunté aux dérapages turbo d’un Mario Kart. Des compétitions motorisées du moustachu on retrouve bien évidemment d’autres gimmicks comme les boites mystères, qui renferment plusieurs types d’items… ou plutôt de Wisp. Ces petites créatures colorées tentaculaires apparues dans – l’excellent – Sonic Colors remplacent ici les bananes et autres champignons en offrant différentes sortes d’effets (in)désirables. En vrac, certains Wisps permettent de bénéficier d’un turbo, de balancer trois missiles, de larguer des bombinettes à retardement, de profiter d’une courte invincibilité ou de balancer d’imposants blocs de pierre. En résumé, des items bien vicelards qui viennent pimenter des courses déjà survoltées notamment grâce à la présence d’accélérateurs et autres tremplins disposés sur les circuits, qui prodiguent aussi – tel le dérapage turbo – une accélération fulgurante. Originalité de ce titre (et notamment de son solo), son gameplay met le jeu en équipe à l’honneur, comme à l’époque de Sonic Heroes, notre pilote est ainsi épaulé par deux alliés. Le leader de l’équipe, contrôlé par le joueur ou l’IA, laisse une trainée dans son sillage qui permet à ses équipiers de bénéficier d’une sorte d’aspiration. Quant aux ailiers, ils peuvent aussi donner des items. Pratique, et surtout original.  Autre originalité du mode histoire, on va de compétitions en épreuve annexes en se “déplaçant” à travers une map héritée d’un bon vieux OutRun. Du coup on ne se cantonne pas à enchaîner bêtement les courses comme dans une Coupe Champignon ou Etoile de Mario Kart. Team Sonic Racing offre ainsi de sélectionner son parcours en se lancant  dans différentes sortes de mini-jeux contre la montre, qui imposent de dézinguer des acolytes de Robotnik, de slalomer entre des bornes ou d’enchaîner les dérapages avec brio. En sus d’être jouable en solo via un mode story, Time Trial ou course d’exhibition, notez qu’il prend toute sa dimension en multijoueur. Pouvant être pratiqué jusqu’à quatre en écran splitté, le titre offre bien évidemment des matchs en réseau par internet qui peuvent opposerdouze fans enragés de Sonic… à la fois.

Parlons rapidement des circuits. Le jeu s’étant focalisé sur la licence Sonic, il est normal que la – quasi – totalité des quelques vingt tracés s’inspirent des aventures du hérisson bleu. Ils invitent à rouler à tombeau ouvert dans des mondes notamment inspirés de Sonic 3, des épisodes Adventure, Unleashed, Heroes et Colors. Constitués de loopings, de tremplins, d’accélérateurs et autres descentes vertigineuses et montées à pic, les circuits parfois dignes d’un F-Zero Gx offrent d’écraser résolument le champignon ! Les tracés foisonnent d’embranchements mais aussi de pièges vicelards (comme des scies circulaires, des lasers, des Badnicks et des bumpers placés à l’intérieur d’un virage) qui freinent votre progression ou envoient valdinguer en contrebas d’un ravin. Gare ! Ces chausse-trappe font souvent perdre une infime mais précieuse avance ! Difficile d’espérer prendre la poudre d’escampette, les adversaires collent au train. Et il est assez frustrant de constater qu’un pilote bien lourdau comme Big The Cat – dont le véhicule n’est pourtant pas axé sur la vitesse pure – puisse ravir la première place du podium à Sonic en le dépassant tranquillement dans la dernière ligne droite avant l’arrivée. Les voitures des pilotes se distinguent en effet par différentes caractéristiques (vitesse, maniabilité, accélération…) qu’il est possible d’améliorer ou optimiser à sa convenance par l’intermédiaire d’un gatchapon. Grâce aux crédits remportés lors des courses et épreuves on obtient aléatoirement une pièce destinée à booster les caractéristiques du véhicule d’un des pilotes. Méfiance, ce que vous pouvez gagner en vitesse, vous pouvez le perdre en accélération… par exemple.

Comme dit un peu plus en amont de ce test, Team Sonic Racing a été testé, non pas sur Switch, mais sur la PlayStation 4 de Sony. Le jeu de Sumo Digital reprend fidèlement l’univers du hérisson bleu et il offre des environnements colorés, assez détaillés… voire trop. A tel point que l’animation sur la vaillante PS4 a accusé quelques (mais heureusement rares) coups de mou. En digne Mario Kart-like le jeu n’offre qu’un seul et unique angle de caméra, une perspective à la troisième personne, heureusement lisible et jouable. Simple et efficace. Côté sons et musiques. Précisons que le les voix des pilotes comme les textes des menus sont intégralement en français. Attention les oreilles : notre hérisson aime à narguer ses adversaires comme une vraie tête à claque ! Les fans de longue date de Sonic vont se délecter les cages à miel en découvrant les musiques et riffs de guitares de Jun Senoue. Génial compositeur de nombreux titres de chez Sega qui s’était notamment chargé des ziks d’un certain mais très bon Sonic Adventure 2. Une référence !

A défaut de surpasser le maître Mario Kart, Team Sonic Racing s’impose comme un jeu de course, speed et captivant. Un sympathique concentré de fun, qui peut s’avérer incontournable pour les soirées estivales à venir surtout compte tenu de son prix plus qu’abordable.

Good

  • Fun, rapide, maniable, un bon challenger à Mario Kart
  • Des circuits fidèles à l’univers des jeux Sonic
  • Un mode story bien fichu

Bad

  • De rares ralentissements assez violents
  • Des avantages pas assez flagrants lorsqu’on customise les véhicules
  • Une IA un peu cheatée
8

Super

Ex journaliste, feu globe-trotter à plein temps, papa, technophile, gamer et retrogamer depuis toujours. Adorateur du HDMI, Grand Manitou du VGA et chevalier de l'Ordre de la Péritel. Aime la 32X, voulait croire en la Jaguar et la WiiU. A commencé dans la presse mag jeux vidéo en 2005.
Average User Rating
8.5
1 vote
Rate
Submit
Your Rating
0

Lost Password

Sign Up