WonderBoy The Dragon’s Trap : It’s a trap !

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Accro au rétrogaming ou juste un peu vieux jeu ? A coup sûr, cette remise au goût du jour des aventures du garçon merveilleux devrait titiller votre fibre nostalgique ! Préparez-vous à embarquer dans une sympathique épopée vers le passé, à l'époque bénie des consoles SEGA et des pads à deux boutons !

Titre incontournable de la Sega Master System (mais aussi de sa petite soeur, la Game Gear), WonderBoy III The Dragon’s Trap s’offre une véritable cure de jouvence à l’occasion d’un remake sorti sur Switch ainsi que sur PS4, Xbox One et PC. En terme de réalisation, ce jeu de plate-forme aventure en 2D est une réussite ! Loin d’être une simple adaptation HD, aux graphismes upscalés et aux pixels lissés, ce Wonder Boy profite d’une direction artistique – graphique et sonore – remaniée, tout simplement somptueuse. Ainsi les personnages ont été redessinés, et ils possèdent des animations plus détaillées, moins rigides. Les décors ont bien sûr profité aussi de cette remise à jour visuelle, et ils se sont parés d’éclairages soignés et affichent de jolis effets graphiques (transparence, distorsion, scrolling sur plusieurs plans…). Les tristes successions de rangées de conifères font dorénavant place à d’immenses plaines baignant dans une lueur crépusculaire. Les dédales, les fonds aquatiques et les souterrains se sont enrichis de jolis backgrounds et d’éléments animés qui squattent le premier plan. Si le jeu flatte les mirettes du joueur de 2017 par son rendu cartoonesque, il est aussi possible de rejouer au « WonderBoy III » d’origine, par la simple pression d’un bouton. Les cathodiques pratiquants n’hésiteront par à activer les scanlines pour simuler le rendu d’un bon vieux téléviseur CRT 36cm, tandis que les nostalgiques de la version Game Gear, pourront se remémorer l’affichage flou et lumineux de leur portable fétiche en activant un autre filtre. Précisons enfin que ce remake permet aussi de troquer les musiques réorchestrées, par la bande-son d’origine telle qu’on la connaissait sous nos latitudes ou enrichie de synthèse FM comme sur la mouture japonaise.

Sous l’enrobage graphique enjôleur, ce WonderBoy Dragon’s Trap s’avère être la réplique quasi-exacte du jeu sorti sur nos 8bit préférées. Il propose néanmoins quelques nouveautés comme un inventaire retravaillé, un accès rapide aux armes secondaires, des dialogues inédits et textes en français. L’aventure commence toujours là où s’achevait le second opus, WonderBoy in Monster Land, par l’affrontement de notre héros (ou désormais de notre héroïne, mais ça ne change rien) contre le Dragon Meka. Une fois vaincu, ce dernier jette un sort au WonderBoy (on WonderGirl) et le change en lézard cracheur de feu. Pour qu’il puisse retrouver son apparence, il doit crapahuter à nouveau d’un bout à l’autre du jeu en tirant parti de quatre autres formes bestiales (souris,piranha, lion, faucon) obtenues à chaque boss terrassé. Les différentes formes disposent d’aptitudes spécifiques qui permettent d’évoluer sous l’eau, dans les airs ou des espaces étroits afin d’atteindre des issues ou segments de niveaux jusqu’alors alors inaccessibles. L’aventure n’est pas bien longue, elle peut s’achever en l’espace d’une soirée d’hiver. Pourtant, en prenant la peine de vouloir récupérer des cœurs et bien d’autres items (armures, bouclier, épée, gemme de charisme…), la durée de vie va alors au delà de la demi-douzaine d’heures syndicale. Sans forcer. C’est certes insuffisant pour un RPG, mais il ne faut pas perdre de vue que Dragon’s Trap est avant tout un jeu d’action/aventure/plateforme ! Par conséquent, il impose toujours de prendre part à d’éprouvantes séances de plateforme aux sauts millimétrés, de composer avec des timings très serrés et un bestiaire particulièrement hargneux qui respawn à chaque sortie d’écran. L’aventure a beau se dérouler dans un univers Médiéval Fantasy, ne vous étonnez pas de devoir occire des ninjas ou des samouraïs après avoir pourfendu des régiments entiers de squelettes, de démons cyclopéens, de chauves-souris ou de tournesols cracheurs de feu. Ne vous moquez pas. Ces végétaux transgéniques aux souffles incandescents infligent plus de dégâts que les boss : frustrant !

Le plus gros point faible de ce jeu ? Sans doute sa version Switch ! Les JoyCon de la dernière né de chez Nintendo n’étant pas pourvu d’une vraie croix
directionnelle, pas toujours facile de garder le contrôle du héros lorsqu’on se retrouve à évoluer sur des successions de petites plateformes. Difficile aussi d’esquiver le tir d’un ennemi qui pop sournoisement dans le dos du héros, tandis qu’on s’affaire déjà à parer les tirs d’un autre adversaire. Le stick
analogique manque un chouïa de réactivité et l’ersatz de croix directionnelle exaspère par son imprécision et torture le pouce. Parvenir à la fin du jeu sans pester à quelques reprise contre les contrôles relève un peu de l’exploit ! Evidemment les joueurs sur PS4, Xbox One et PC devraient avoir un peu moins de problème.

Pas forcément attendu, ce remake de WonderBoy III The Dragon’s Trap apparaît finalement comme une bonne surprise. Disponible uniquement en dématérialisée, vendue moins de 20€, cette adaptation respectueuse et soignée rappellera de bons souvenirs à ceux qui – comme moi – ont fait leurs premières armes sur la 8bit de SEGA.

Testé sur Nintendo Switch

Good

  • Le retro gaming c'est sympa
  • Durée de vie honorable
  • Joli et respectueux du titre d'origine

Bad

  • Une maniabilité par défaut sur switch qui manque de confort
  • Pas de grosse nouveauté
  • Wonderboy ou Wondergirl mais pas de mode deux joueurs
7.5

Bon

Parisien, ex-journaliste et ex-globe-trotter mais toujours papa, passionné, joueur, collectionneur, technophile et nostalgeek.
LIFE IS SHORT PLAY MORE

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