Test – Little Nightmares III – Petits cauchemars entre amis

BLOC INFO
Date de sortie
10 octobre 2025
Editeur
Bandai Namco
Développeur
Supermassive Games
Genre
Action, Plateforme
Machines
PS5/Pro, XSX/S, PS4/Pro, Xbox One/X, Switch, Switch 2, PC
PEGI
16

Les gosses terribles de Namco Bandai reviennent hanter nos nuits. Âmes sensibles et prédisposées aux terreurs nocturnes s’abstenir ? Test express.

Initiée en 2017 la saga Little Nightmares poursuit ses aventures après avoir livré un second volet en 2021. Crée à la base par les suédois de Tarsier, ce troisième opus a été réalisé quant à lui par les anglais de Supermassive Games. Ces derniers sont connus pour avoir œuvré sur les horrifiques Until Dawn, The Quarry ainsi que sur les « portages » PS5 et Xbox Series des deux précédents Little Nightmares. Malgré le rachat du studio scandinave par Embracer, la franchise Little Nightmares reste la propriété de Bandai Namco. En coopération avec les maîtres de l’horreur de chez Supermassive Games, l’éditeur livre ainsi quatre ans plus tard un troisième volet qui a la bonne idée de sortir juste avant Halloween. Prêts à vous glacer le sang d’effroi les enfants ?

Ne vous fiez pas à l’allure juvénile de ses héros ou à leur maladresse si attachante ! Destiné à un public averti puisque estampillé PEGI 16+ ce n’est pas le genre de titres à laisser entre les jeunes mains. On retrouve deux gamins catapultés en pleine odyssée horrifique au pays des « rêves ». Une contrée inhospitalière, un peu Strangerthingesque peuplée de bestioles cauchemardesques. Si Little Nightmares III invite à écrabouiller l’horrible bestiaire à coup de clé anglaise et à le dézinguer avec des flèches tirées avec un arc, face à l’horreur et aux créatures parfois colossales qui sont à nos trousses il faut plutôt fuir et se cacher. Ce mix de jeu de plateforme et d’infiltration a été pensé pour être pratiqué en coop. Pas de panique ! Mêmes sans second joueur sous la main, il est possible de s’y adonner avec le second perso contrôlé par l’IA. Pratique lorsque l’Intelligence Artificielle indique la marche à suivre lors d’événements scriptés – notamment lorsqu’il faut se faufiler hors d’une cachette-, l’expérience est en revanche lourdingue quand il faut agir de concert avec « l’ordinateur » (admirez cette expression venue du fin fond des années 80) pour activer un mécanisme. Little Nightmares III impose souvent des timings très serrés et laisse peu voire pas de marge d’erreur. Ainsi lors des poursuites, il faut se résigner à s’y reprendre à plusieurs fois quand la perspective de la caméra et que la gestion des collisions combinées à la rigidité des protagonistes prennent un malin plaisir à tourmenter le joueur. Comprenez par là que du fait de la perspective trompeuse on chute des plateformes dans le vide, et ralenti ou coincé par le décor on donne l’occasion à notre poursuivant de bouloter le gamin que l’on contrôle. Frustrant ! Rassurez-vous les continues sont illimités et, sauf séquence plus longue qu’à l’accoutumée, l’on reprend la partie non loin du point de trépas…. Du die and retry pur jus !

Little Nightmares III n’est pas que sinistre, il est également très sombre. Et à certains moments, on n’y voit goutte ! Afin de pouvoir identifier la plupart des objets interactifs et les protagonistes et ennemis au premier coup d’œil, en trifouillant dans le menu des options, on peut activer une fonctionnalité pour entourer d’un halo coloré les éléments capitaux. Pratique mais pas toujours esthétique ! Ne pensez pas que l’expérience s’en retrouve totalement facilitée pour autant. On peine quand même à trouver certaines issues dissimulées tout au bout d’un long corridor ou planqué derrière une vitre que l’on pensait … incassable. La faute à qui, à quoi ? À cette maudite caméra à l’angle désespérément fixe et aux perspectives trompeuses ! Comme annoncé en préambule de ce passage sur le grill, le dernier né de chez Namco Bandai à la bonne idée de débouler juste avant la fête d’Halloween. Si vous aviez dans l’idée de passer une soirée horrifique, en solo ou en coop, voilà un candidat tout désigné pour ambiancer la soirée. N’espérez pas passer des dizaines heures dessus, vu son rapport prix/durée de vie le jeu flirt plutôt avec la demi-douzaine. Honnête ? Pas loin !  

Si Little Nightmares second du nom carburait à l’Unreal Engine 4, ce troisième opus est mu par la cinquième version du moteur graphique de chez Epic Games. En dehors de l’extrême rigidité de ses collisions et de sa caméra peu pratique, le jeu ne se prive pas d’en mettre plein la vue par ses effets de particules, le grain de son image, ses effets de flou au premier plan, ses arrières plans assez dingues et ses décors en 3D qui se désagrègent parfois sous les assauts d’un ennemi titanesque. À l’instar d’autres productions basées sur ce moteur, Little Nightmares propose deux types de rendu, à vous d’opter entre fidélité de l’image ou bien fluidité de l’animation. Testé sur la PlayStation 5 de base, en 4K le jeu s’est avéré être bien plus « jouable » grâce à ce second mode de rendu. Véritable train fantôme aux animations scriptées, Little Nightmares III joue avec nos nerfs par son sound design tout aussi horrifique. Le casque vissé sur les oreilles difficile de ne pas tressaillir au premier bruit suspect ou lors de l’apparition d’ennemis qui nous pourchassent. La musique joue parfois en sourdine mais laisse la place à des sons d’ambiance répétitifs et oppressants. Si ses personnages sont peu bavards, pour ne pas dire muets, le jeu est bien en français… pour ses menus.

Test – Little Nightmares III – Petits cauchemars entre amis
CONCLUSION
Cette troisième épopée horrifique au pays des « rêves » possède un binôme de persos attachants et une mise en scène soignée. Difficile pourtant ne pas en vouloir à ce mix de plateforme/infiltration/aventure pour ses lourdeurs et ses perspectives trompeuses terriblement frustrantes !
Les plus
Un mélange des genres plaisant pour une aventure horrifique
Une ambiance visuelle et sonore soignée
Des aides visuelles pour identifier les ennemis et interactions
Les moins
Les angles de caméra trompeurs aux collisions imprécises
Le coop avec l’ordi pas toujours efficace
Une durée de vie un peu plus longue n’aurait pas été de refus
6.9