Pour les vingt ans de la saga, Monster Hunter sort les griffes et offre une nouvelle épopée en terre inconnue. Affûtez les lames, sortez les arquebuses et préparez-vous : la chasse reprend de plus belle sur PC et consoles de salon !
Mine de rien en deux décennies d’existence, Monster Hunter est devenu une franchise incontournable de Capcom. Ici pas question de capturer les bestioles choupinesques pour les faire s’affronter dans des arènes ou de courser du zombie bouffeur de cervelles dans un centre commercial. Il s’agit plutôt d’un jeu d’action à la troisième personne mâtiné de RPG où l’homme, enfin le chasseur/la chasseresse, est confronté à des créatures préhistoriques qui pullulent dans différents environnements : désert, savane, jungle équatoriale, zone enneigée, cavernes. Là où un Monster Hunterproposait généralement d’enchaîner les quêtes (principales ou secondaires) cette cuvée 2025 du jeu de chasse de l’éditeur d’Osaka offre un mode histoire dirigiste à souhait. Précisons que le jeu a été testé sur Xbox Series X grâce à un code fourni par l’éditeur. Merci à lui !
Passée la création de son chassou, on se retrouve embarqué dans une nouvelle partie de chasse qui se déroule dans les Terres Interdites. On y suit les exploits d’un groupe de chasseurs/naturalistes qui enquête sur une mystérieuse créature baptisée le Spectre Blanc. Le seul témoin de son existence est un jeu garçon nommé Nata sauvé in extremis de la déshydratation et des charognards. L’insupportable gamin aurait survécu à l’attaque de son village par la gigantesque bestiole en parvenant à s’enfuir à travers différentes contrées inhospitalières. Oublié l’univers nipponisant particulièrement envoûtant de Monster Hunter Rise ! Lors de cette épopée praticable en solo qui s’étale sur vingt-et-un « actes » pour presque autant d’heures de jeu, Monster Hunter Wilds alterne les cinématiques qui emploient le moteur du jeu et les phases d’exploration et action. Loin des missions qui consistent à refroidir un certain nombre de bestioles pour faire avancer l’histoire, celles du solo offrent essentiellement de l’exploration et du du boss battle un peu bête et méchant. Grimpez sur votre monture qui se dirige automatiquement, tant bien que mal, vers le repaire du boss, afin de se frotter contre un imposant sac à PV en étant épaulé par un Palico. Le greffier chassant chasser vous prête patte-forte en attaquant la bestiole, et en vous envoyant de temps à autres des items guérisseurs lors du combat. Un compagnon bien sympathique, preuve que le chat est bien le meilleur ami de l’homme ! Afin de gagner en puissance de feu/d’attaque rien n’empêche de tirer une fusée de détresse et de se débarrasser du matou. Trois autres aventuriers contrôlés par l’IA comme par des joueurs -une fois connecté aux services en ligne – peuvent voler à votre rescousse afin d’entamer davantage la « barre de vie » (hélas Invisible) du boss. Et comme toujours, lorsqu’il est en difficulté, le monstre que l’on combat change de secteur à quelques reprises et il peut croiser la route d’une bestiole mal lunée qui lui enlèvera quelques centaines de points de PV au passage. La brave bébête !

Lors de la création de son avatar, inutile de passer des plombes à buter sur le choix de la classe, à redispatcher des points de compétences vers différents talents ou caractéristiques comme c’est généralement le cas dans bon nombre d’action/RPG. À l’instar des précédents volets de Monster Hunter l’expérience de jeu varie plutôt en fonction du type d’arme employée (épée à deux mains, marteau, combo épée + bouclier, arquebuse, lance, hache…), qu’elle soit taillée pour le combat rapproché ou à distance. Mieux vaut jouer la carte de la sécurité quand une gigantesque créature draconique peut incendier les alentours ou projeter un puissant jet de feu qui vaporise instantanément la jauge de vie de l’avatar et le renvoi illico vers le camp de base. Surtout que vous n’avez que trois tentatives pour venir à bout de la bête ! Prenez garde à votre jauge de vitalité qui vire au rouge lorsque l’ennemi vous a dans son collimateur et qu’il se prépare à exécuter une attaque imparable donc mortelle, et puis observez bien les éléments du décor ! Lors d’une confrontation, grâce à votre grappin, vous pouvez décrocher des blocs de glace du plafond pour vos protéger de l’haleine fétide et incendiaire du boss ou lui ôter quelques milliers de PV en faisant choir un pilier sur lui. Pratique… et expéditif ! Il ne faut pas non plus hésiter à tirer parti des nuées d’insectes étincelles pour étourdir l’ennemi durant de précieuses secondes afin de s’attaquer à ses points faibles. Et au terme d’un combat généralement épique, on récupère des composants nécessaires à la fabrication des armures sur les restes encore fumants de l’adversaire. Pour améliorer les équipements de protection on doit employer des sphères d’armures que l’on récupère notamment à l’issue des quêtes principales ou des quêtes quotidiennes dispensées par Coco le Palico… euh le félyne. Enfin notez que pour pallier aux faiblesses de certaines armures on peut aussi employer des gemmes. Une fois placés dans des emplacements, les joyaux boostent la résistance à certains types d’attaques élémentaires (feu, électricité, eau…) ou améliorent la condition physique de notre avatar en lui octroyant par exemple davantage de tonus lors des séances de grimpette.

Les Terres Interdites n’ont pas usurpé leurs noms. Certains environnements de cette contrée sont flanqués de conditions extrêmes ! Ainsi pour survivre à la chaleur infernale ou au froid polaire, notre avatar doit ingurgiter des boissons froides ou chaudes, sous peine de voir la barre de vie diminuer avec le temps. Notez que le jeu impose de composer également avec une seconde jauge dédiée à l’endurance. Pour éviter de voir celle-ci s’épuiser trop vite et de crever – littéralement – d’épuisement dans le feu de l’action, il faut manger un bon petit gueuleton bien consistant avant de partir en mission et garder quelques morceaux de viande grillée dans l’inventaire en cas de fringale. Et si vous préférez le poiscaille à la barbaque, notez qu’il est possible de s’adonner à la pêche dans les étendues d’eau… poissonneuses. Ne perdez pas de vue les bestioles mi-croco/mi-dauphins qui batifolent dans les eaux troubles !


Comme evoqué en amont de ce passage sur le grill, Monster Hunter Wilds a été testé sur Xbox Series X. N’occupant qu’une cinquantaine de Go d’espace, le jeu carbure au RE Engine, le moteur graphique fait maison de Capcom. En sus d’offrir des personnages incroyablement détaillés et expressifs (aussi bien en jeu que lors des splendides cinématiques), Monster Hunter Wilds régale aussi nos mirettes par ses splendides environnements exotiques. Vu depuis les hauteurs, l’openworld s’affiche à perte de vue et offre une véritable invitation à l’exploration. Les textures sont détaillées, les monstres gigantesques sont beaux et bien animés, les effets d’éclairage ou climatique explosent les rétines de bonheur (lave dans la fonderie, éclairs dans le désert…) lorsque le HDR est activé en 4K ! D’ailleurs en privilégiant la finesse graphique plutôt que la fluidité de l’animation, le jeu reste incroyablement jouable… même si ça semble accentuer le côté un peu lourdingue de la maniabilité. Dans tous les cas on prend énormément de plaisir à dézinguer du gros monstre à l’arquebuse ! Si les rétines sont à la fête, le jeu n’oublie pas de régaler nos cages à miel durant les affrontements face aux grosses bestioles par sa bande originale aux musiques orchestrales épiques, bien trippante et ses effets sonores immersifs. Terminons le tour du proprio en précisant que le jeu est intégralement en français dans ses doublages de qualité, dans ses textes comme dans ses menus ! Bon boulot Capcom !













































