Test – Screamer – Neon blues

BLOC INFO
Date de sortie
26 mars 2026
Editeur
Milestone
Développeur
Milestone
Genre
Arcade, Course
Machines
PS5/Pro, XSX/S, PC
PEGI
3

Cela fait trois décennies que les Italiens de Milestone pondent des jeux de course en tous genres, tendant surtout vers la simulation. Avec Screamer, ils retournent à leurs premières amours avec un jeu de course arcade… enfin, presque.

Screamer fut l’une de leurs productions dans les années 90, alors qu’ils s’appelaient encore Graffiti. Depuis, les Italiens de Milestone se sont largement focalisés sur des simulations de course de deux à quatre roues comme les Ride, les WRC, les MotoGP, les MXGP, et j’en passe. Mais avec ce Screamer, ils se sont lâchés avec un jeu orienté arcade présentant toutefois un gameplay et des mécaniques de pilotage à la fois rafraîchissants et déroutants. Imaginez un jeu de course arcade nécessitant la précision d’un Wipeout avec le côté speed d’un Ridge Racer.

Le pilotage repose en effet sur l’usage des deux sticks analogiques. Le gauche permet une direction classique tandis que le stick droit déclenche et gère le drift. Vous pouvez alors orienter votre bolide indépendamment de votre trajectoire. Mais ce n’est pas tout. Le succès de chaque course dépend aussi de votre capacité à bien gérer le système Echo représenté par deux jauges d’énergie. L’une donne du turbo et permet de générer un bouclier temporaire. L’autre permet une attaque physique sur un adversaire ou donne accès à l’overdrive. Il faudra maîtriser ces aspects si vous comptez remplir vos objectifs de course. À noter que, contrairement à bien des jeux, les dérapages ne servent pas à remplir les jauges. Dommage. J’avoue avoir joué au début sans tenir compte de ces jauges, me reposant principalement sur le pilotage. Malgré mes améliorations, je me suis rendu compte que sans gérer ces jauges ni utiliser les capacités offertes, progresser dans le jeu devient rapidement difficile. Milestone a vraiment voulu implémenter un petit côté combat tactique. Cela plaira à certains ; personnellement, je préfère le pur pilotage. À la fin de chaque épreuve, vous pourrez débloquer diverses récompenses qui viendront, pour certaines, égayer la partie galerie du jeu et, pour d’autres, offrir des éléments cosmétiques pour changer le look de tel ou tel bolide. Si vous comptiez pouvoir customiser la mécanique des voitures, passez votre chemin.

Côté modes, Screamer reste relativement classique. On retrouve le mode Arcade donnant accès à divers types d’épreuves comme les points de passage ou le défi Overdrive, tous deux vous obligeant à aller le plus loin possible, ou encore un mode Contre-la-montre. Le défi Score vous fera choisir l’un des personnages pour participer à diverses courses et tenter d’engranger un maximum de points en fonction de vos actions et performances. Il est aussi possible de créer votre propre course selon divers paramètres. Milestone n’a pas oublié le multijoueur, aussi bien en ligne qu’en local. Chose rare à signaler : Screamer permet de jouer à quatre sur le même écran.

Le cœur du jeu est le mode Tournoi. Véritable mode histoire, il vous embarque dans une intrigue tout en vous faisant participer à diverses courses et épreuves, entrecoupées de dialogues entre les différents protagonistes. Si certains aspects narratifs sont illustrés via des animes réalisés par le studio nippon Polygon Pictures, le reste des scènes reprend le principe des visual novels avec des dialogues un peu à rallonge et relativement statiques. Honnêtement, ce choix m’a semblé curieux. Non seulement cela hache énormément l’enchaînement des épreuves, mais la présentation est vraiment basique. Certains apprécieront ; personnellement, je pourrais m’en passer, d’autant plus que l’histoire manque de cohérence, avec divers aspects inexpliqués et des personnages manquant de subtilité. Je fais sans doute partie de ces joueurs qui ne sont guère emballés lorsque les développeurs veulent absolument broder une histoire, alors que le cœur du jeu reste à mes yeux la course, rien que la course. C’était déjà mon opinion sur les récents Need for Speed, et cela le reste sur ce Screamer.

Techniquement, Milestone a opté pour l’Unreal Engine 5 pour développer Screamer. Compte tenu de ce look « anime » et un brin cyberpunk avec des néons partout, le jeu parvient à s’écarter du rendu habituel de l’Unreal Engine 5. Visuellement, pour peu que vous appréciez la direction artistique, c’est soigné tout en offrant une excellente fluidité à 60 images par seconde — tout du moins sur la version PS5 Pro testée. Je n’ai pas décelé de défauts techniques particuliers ni de saccades.

Au final, Screamer est un bon jeu de course arcade pour ceux qui ne supportent pas les simulations. Pour peu que vous parveniez à maîtriser le système de contrôle un peu particulier, il offre un bon challenge, même si certains pourraient trouver la difficulté mal dosée.

Test – Screamer – Neon blues
CONCLUSION
Ce nouveau Screamer n'a plus rien du premier sorti il y a 30 ans. Avec son gameplay un peu déroutant, volonté de l'équipe de développement, il se démarque des jeux de course arcade habituels et vous obligera à vous adapter afin de pleinement en profiter.
Les plus
Une réalisation solide
Les circuits un peu plus ouverts sont plus funs
Une direction artistique très anime des années 90
Les moins
Une prise en main déroutante
Le côté visual novel des dialogues et leur longueur
Une difficulté assez punitive
6.8