Far Cry New Dawn – A new Hope

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Oubliez le dépaysement des épisodes hors sujets, et payez-vous un aller simple vers les paysages verdoyants, boueux et post apocalyptiques du Montana. Enfilez votre plus belle chemise de bucheron on retourne à Hope County !

Jusqu’à présent, Ubisoft avait toujours trouvé le moyen de prolonger l’expérience Far Cry en livrant un stand alone – au moins – surprenant. Si on ne s’attendait pas à chevaucher un dragon cybernétique dans Blood Dragon ou chasser le mammouth laineux avec Primal, ce New Dawn joue quant à lui la carte de la pure suite. Étonnant non !? Une première depuis belle lurette.

Pour mémoire. La folie de la famille Seed s’était achevée par un déluge de feu nucléaire et notre héros (ou héroïne) s’était retrouvait enfermé dans le bunker en compagnie du saint père, Joseph. L’histoire de New Dawn se déroule plus de quinze ans après les événements du cinquième opus et un hiver nucléaire, trois factions « s’affrontent » dans ce qu’il reste de Hope County. Les Ravageurs menés par d’insupportables jumelles – Mickey et Lou –  sèment la terreur dans la région, les survivants de la communauté de Prosperity tentent de mener une existence pacifique quant aux fidèles d’Eden’s Gate, ils vivent reclus dans une forteresse “médiévale”. En vérité cette dernière a davantage l’allure d’un petit village d’Armorique peuplé d’irréductibles… fanatiques. Ceux qui ont adoré le sympathique FarCry 5 au point d’avoir exploré Hope County de fond en comble vont devoir faire une croix sur tous leurs repères ! New Dawn impose de partir de zéro, en incarnant un nouvel héros, afin de crapahuter dans une région toujours peuplée de bestioles sauvages, et nettoyer les routes grouillantes de bandes de punks motorisés sans foi, ni loi.

Effacez vos inquiétudes. Il a beau se dérouler dans un monde Post Apocalyptique, Far Cry New Dawn n’impose pas de dézinguer des hordes enragées de zombies radioactifs, et il ne lorgne pas du côté de la simulation de survie. C’est déjà ça ! Si la taille de la map a été réduite, l’aire de jeu de ce monde ouvert reste suffisamment vaste pour obliger le joueur à foncer pied au plancher sur des voies fluviales et routes bien plus mal famées. Gros regret, la plupart des ennemis motorisés parviennent à nous coller aux basques – sans peine – et à nous tirer quelques bastos assassines dans le buffet lors des poursuites sur les routes de campagne du Montana. Pas question d’opter pour la voie des airs, du moins dans un premier temps. Si les hélicos avaient grandement facilité la vie lors de la campagne solo, même le modèle le mieux équipé manque cette fois singulièrement de solidité et de puissance de feu. Vraiment frustrant !

Pas de surprise cette nouvelle épopée s’est grandement inspirée du cinquième opus de Far Cry tant au niveau du terrain de jeu que dans son déroulement. Il s’agit toujours d’accomplir des  successions de missions pour le compte des habitants et factions alliées. Tout au long de son périple ainsi mal rythmé, notre avatar se retrouve bringuebalé d’un bout à l’autre de Hope County en glanant au passage les composants qui permettent de confectionner des armes artisanales ou de construire des moyens de locomotion supplémentaires. En matière de combats/gunfights ce FPS a également conservé les qualités de son prédécesseur. Pas évident de survivre aux affrontements lorsqu’on se retrouve dans le collimateur d’une douzaine d’ennemis qui n’ont aucun scrupule à vous tirer dessus comme un lapin en vous arrosant de tirs de mortiers, de mitraille ou de giclées enflammées. Le titre impose ainsi d’opter pour la carte de l’infiltration en préférant l’utilisation d’une arme silencieuse (comme l’arc) et en favorisant les éliminations au corps à corps. Progresser accroupi parmi les hautes herbes en décimant un-à-un les ennemis est la façon la plus sûre de prendre d’assaut une place forte détenue par les ennemis. N’oubliez pas de faire évoluer le niveau de votre armement au fil de l’aventure ! S’il est assez facile de se débarrasser des adversaires de base, lorsqu’on tente de reprendre d’assaut des réserves d’ éthanol on fait face à des ennemis encore plus nombreux, bien plus dangereux qui peuvent encaisser davantage de tirs sans broncher.

Histoire d’accroître notre espérance de vie sur le champ de bataille, le jeu permet toujours d’enrôler un  allié contrôlé par l’IA ou de l’appeler à la rescousse en cours de mission. En sus de s’attaquer aux ennemis, ils peuvent ramener à la vie notre héros tombé au champ d’honneur. Pratique ! Revers de la médaille, le toutou, la brute épaisse comme le pasteur – qui prône la bonne parole divine à coups de fusil à pompe – ont tendance à crever rapidement en fonçant dans le tas. Pour tenter de  pallier à l’impulsivité de l’intelligence artificielle, la campagne de New Dawn est aussi praticable en coop en ligne avec un autre joueur. Micro-casque de rigueur afin de coordonner un minimum les actions du binôme sur ce champ de bataille. Seul regret du coop, certains succès ne peuvent être obtenus que par le joueur hôte.

Globalement identique à son prédécesseur sur le fond, Far Cry New Dawn l’est tout autant sur la forme. Graphiquement, même sur une Xbox One S, le jeu d’Ubisoft envoi du bois ! La distance d’affichage est assez lointaine, les environnements sont détaillés et les textures d’une grande finesse. Les décors extérieurs bénéficient d’effets d’éclairage et météorologiques somptueux, et le titre dispose comme tout bon jeu en monde ouvert un cycle jour/nuit où la lumière du jour varie en “temps réel”. Du côté des protagonistes les modélisations oscillent entre le soigné/stylé et l’assez quelconque. Comprenez par-là que les habitants de Prosperity ont des looks plus branchouilles que les fous de dieu d’Eden’s Gate en robe de bure et les hordes de “bikers” qui sont à la solde de Mickey et Lou. Ces jumelles sont d’ailleurs bien moins charismatiques et menaçantes que ne l’étaient des antagonistes comme Vaas ou les frangins de la fratrie Seed. Terminons ce tour d’horizon de New Dawn en précisant que les textes et voix sont intégralement en français… ou presque. Prévoyez un dico franco-québecois pour comprendre l’unique représentant de la Belle Province qui réside à Prosperity, rare personnage du jeu un brin déjanté qui sorte du lot. 

Il aurait pu sortir sous la forme d’un simple DLC mais il faut croire qu’Ubisoft a décidé de faire payer plein pot aux joueurs. À moins de 30€, le rapport qualité reste suffisamment honnête pour tenter l’expérience New Dawn sans (trop de regret!).

Good

  • Toujours joli et détaillé même sur Xbox One
  • Le mélange détonnant d’action/infiltration
  • une suite à Far Cry 5…

Bad

  • … mais pas rondement menée
  • L’absence de charisme des antagonistes et protagonistes
  • Un peu cher l’extension/add on
7

Bon

Ex journaliste, feu globe-trotter à plein temps, papa, technophile, gamer et retrogamer depuis toujours. Adorateur du HDMI, Grand Manitou du VGA et chevalier de l'Ordre de la Péritel. Aime la 32X, voulait croire en la Jaguar et la WiiU. A commencé dans la presse mag jeux vidéo en 2005.
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