G-Darius HD – Un point c’est tout

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Alors qu’il était au bord de l’extinction, le Shoot Them UP a repris du poil de la bête ! Ce genre venu des profondeurs insondables des salles d’arcades est remis au goût du jour depuis quelques temps par le biais d’une kyrielle de remasters. Gare à l’indigestion !

À l’instar de la franchise Cotton, la licence Darius n’a visiblement pas fini de squatter nos consoles HD. Son éditeur, Taito – géniteur des Space Invaders – , a livré en septembre un autre opus de Darius qui est passé un peu au travers des mailles de nos filets : le bougre ! Sorti en arcade au milieu des années 90, il est aussi paru sur PlayStation, PC et a déjà fait l’objet de quelques ressorties nostalgiques sur PS2 et PSN . Taito livre “aujourd’hui” un épisode remis au goût du jour, remasterisé à la sauce HD grâce aux efforts des gens de chez M2. Ils sont connus pour avoir œuvré précédemment sur les excellents Sega Ages (Sonic, Galaxy Force II, Super HangOn…) sortis sur Nintendo 3Ds, sur l’indispensable MegaDrive Mini ou sur la fabuleuse adaptation de Virtua Racing parue sur Switch. Avec un tel passif c’est la promesse d’en prendre plein les yeux ? Pas vrai ?

Dans les grandes lignes ce G-Darius reprend bien des aspects du Darius Burst testé l’été dernier. Il offre ainsi de contrôler un vaisseau qui doit dézinguer des escadrilles de vaisseaux ichtyomorphes… en formes de poissons (coquillages et crustacés), squales et céphalopodes ! L’autre similitude réside dans le déroulement. Une fois un gigantesque gardien de level achevé, le jeu laisse le choix de s’aventurer vers deux niveaux. Avec un total de quinze levels et cinq mondes par session voilà qui assure un bonne rejouabilité à ce Shoot Them UP ! Classique de prime abord G-Darius HD est flanqué d’une difficulté monstrueuse ! Il ne s’agit pas simplement de shooter les ennemis, d’esquiver leurs projectiles et de ramasser les items qui améliorent le vaisseau (tir, bouclier , vitesse). Le titre impose aussi de capturer des adversaires ou des mi-boss afin de les employer comme « PowerUp ». En sus de modifier le tir de base, ces ennemis sacrifiés confèrent un super tir chargé qui a vite fait de décimer les escadrilles adverses ou d’endommager plus sévèrement les boss. Histoire de varier davantage les plaisirs, notez que le jeu permet de changer d’itinéraire en cours de niveau. suivant que l’on reste en bas ou en haut de l’écran, à certains moments, on emprunte ainsi soit une portion aérienne ou immergée d’un level… par exemple. Comme dit un peu plus en amont, le jeu est flanqué d’un degré de difficulté assez élevé car Il faut esquiver des projectiles comme des périls venant de toute parts. Souvent rageante voire injuste, l’expérience est pourtant loin d’être rédhibitoire puisque l’on dispose de continus infinis et de moult emplacements de sauvegardes pour consigner sa progression. Notez pour les plus perfectionnistes, que le jeu enregistre aussi temporairement l’aventure à chaque level en cours, permettant ainsi de revenir en début de niveau, au milieu ou de rejouer la confrontation face au gardien de fin de niveau. Une façon aussi de jouer – un peu – la carte de l’accessibilité !

Techniquement, ce jeu est bien représentatif de la douloureuse transition de certains jeux 2D vers la 3D que je trouve ici assez gadget. Comprenez que le mouvement d’animation de l’arrière-plan manque parfois de naturel et de profondeur, à tel point qu’on a l’impression d’être devant un simple rendu 3D précalculé. Un effet un brin top moumoute ! En revanche, les ennemis comme les gigantesques boss profitent le plus de ce passage à la 3D. Certes, ils sont affublés de textures un brin simplistes, voire de modélisations peu flatteuses. Cependant, ils bénéficient d’animations assez dingues (mouvement vers premier plan, vers l’arrière-plan, rotations) et fluides. De plus, les gardiens de fin de level aux designs débordant d’originalité ne se privent pas d’étaler des caisses d’effets graphiques qui en mettent plein les yeux lors des attaques les plus dévastatrices, et ils possèdent des panoplies de mouvements fulgurantes et difficilement prévisibles lors du premier run. On aurait aimé que le reste du jeu soit aussi fluide hélas, G Darius semble avoir conservé de fréquents ralentissements « d’époque »… des plus frustrants même sur la version PS4 en HD. Difficile de trouver un charme fou à ce remaster qui souffre d’un rendu un peu trop brouillon tant c’est parfois le bazar à l’écran. Ce G- Darius HD propose heureusement d’atténuer certains des défauts visuels de ses modèles d’époque par des scanlines qui simulent les bonnes vieilles lignes d’un téléviseur cathodique et il permet d’adapter le format de l’image à nos écrans larges… et plats. Côté sons et musiques rien à redire. Les effets sonores en mettent plein les cages à miel, et elles ruissellent de bonheur à l’écoute des splendides thèmes technos bien punchy qui accompagnent ce carnage tantôt jubilatoire… tantôt frustrant. À l’image de son prix, 30€ pour un jeu de cette trempe ? L’amateur de shoot a intérêt à passer son chemin et à guetter une baisse de prix significative.

Pixélisé, brouillon, ce remaster, n’a que bien peu de chose à exhiber en haute définition. Pas forcément brillant par la forme, on lui préfère l’intensité de son gameplay et ses musiques. Dur de trouver de bons points à ce G-Darius !

Good

  • Des runs de cinq stages, quinze niveaux, voilà quelques heures de fun en perspective
  • C’est un shooter 3D au gameplay 2D… aux continus infinis
  • L’arcade à la maison, des ziks assez somptueuses

Bad

  • Incroyablement brouillon
  • Incroyablement dur
  • Incroyablement pixélisé
5

Moyen

Ex journaliste, feu globe-trotter à plein temps, papa, technophile, gamer et retrogamer depuis toujours. Adorateur du HDMI, Grand Manitou du VGA et chevalier de l'Ordre de la Péritel. Aime la 32X, voulait croire en la Jaguar et la WiiU. A commencé dans la presse mag jeux vidéo en 2005.

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