Puyo Puyo Champions – On a tous besoin d’un petit pois chez soi

PC PS4 PS4 Pro Switch Tests Xbox One Xbox One X

Venue des salles d’arcades, la franchise Puyo Puyo (ou Puyo Pop) poursuit sa carrière sur les consoles et PC presque 30 ans après sa sortie. Une longévité exceptionnelle pour un puzzle game toujours aussi fun et démentiel !

Sortie sur à peu près toutes les plates-formes existantes et ayant existées, la licence Puyo Puyo effectue sa seconde incursion sur PC, un peu plus d’un an après l’excellent “crossover” Puyo Puyo Tetris. Vendu à un tarif plus abordable que ce dernier (un peu moins de 10€ contre 20€ environ) sur Steam, cette version remet au goût du jour la recette d’un Puyo Puyo 2 et celle de l’opus Fever paru sur PlayStation et Gamecube vers le milieu des années 2000. Ces deux jeux sont réunis cette fois dans une compilation sous-titrée Champions. Sega nous refait le coup de faire du neuf avec du vieux ?

Si vous avez joué à l’excellent Puyo Puyo Tetris voire même à un vieux Dr Robotnik Mean Bean Machine (sur MegaDrive ou GameGear) le principe ne change fondamentalement pas. Il s’agit toujours de créer des réactions en chaîne en regroupant au moins quatre haricots de même couleur afin de remplir le tableau de l’adversaire de rangées de blobs translucides. Selon la version, les haricots tombent par deux ou groupe de trois ou de quatre, de teinte différentes ou identiques. Ils peuvent être placés à l’horizontale ou à la verticale et on a généralement le long temps de chute pour décider de quelle manière il faut positionner son binôme de haricots chuteurs. Les plus pressés ou ceux dotés d’une bonne dextérité peuvent faire instantanément choir les haricots. Cela s’avère d’ailleurs essentiel pour infliger des enchaînements punitifs à l’adversaire. Lors d’une partie dans Puyo Puyo Fever notez qu’en venant à bout des haricots transparents de l’adversaire, le joueur active le mode Fever. Il fait apparaître un second tableau où il suffit de créer des enchaînements destructeurs en plaçant judicieusement un duo de haricots pour expédier des nuées de puyos transparents sur le tableau de l’adversaire. Un principe simple, dément…. terriblement sournois.

Sur PC, Puyo Puyo Champions est disponible uniquement en téléchargement via Steam. Ce puzzle game intègre des modes pour s’éclater en solitaire (contre un ou des adversaires dirigés par l’ordi), en local sur le même écran ou en ligne. Dans ce dernier cas, le jeu possède un palmarès des joueurs et il offre de visualiser (et donc d’enregistrer) les matchs pour briller en soirée. Inutile de s’éterniser sur la partie technique du titre. Disons que le rendu est plutôt coloré, assez propre et fluide à condition d’y jouer sur une machine dotée d’un CPU dual core et d’une carte graphique estampillée DX 11 et pourvue d’au moins 1Go de Ram vidéo. La première bécane bureautique venue et flanquée d’une antique Radeon 5770 devrait faire l’affaire sauf dans le cas des parties à quatre joueurs sur le même écran où quelques ralentissements viennent un peu tenir le tableau. Jouable au clavier, la maniabilité gagne évidemment en confort au gamepad. D’ailleurs prévoyez en une flopée si vous envisagez d’y jouer à quatre sur la télé ! Signalons enfin, que les menus du jeu sont intégralement en français. Une raison de plus de se laisser tenter par le dernier né de chez SEGA et de la Sonic Team ! Les versions consoles ne diffèrent guère de ce qu’on peut trouver sur PC. Il est vrai que le titre n’est pas du genre gourmand en puissance.

Fun, coloré, Puyo Puyo Champions offre un sympathique concentré de bonne humeur terriblement captivant à moindre coût !

Good

  • Un tarif abordable
  • Des modes pour s’éclater en solo ou en multi, en ligne ou en local
  • N’a pas besoin d’une machine de guerre pour y jouer...

Bad

  • Vivement les versions Mac et Linux
  • Risques de ralentissements à quatre
  • Le contenu est quand même un peu chiche
8

Super

Ex journaliste, feu globe-trotter à plein temps, papa, technophile, gamer et retrogamer depuis toujours. Adorateur du HDMI, Grand Manitou du VGA et chevalier de l'Ordre de la Péritel. Aime la 32X, voulait croire en la Jaguar et la WiiU. A commencé dans la presse mag jeux vidéo en 2005.
Average User Rating
8.2
2 votes
Rate
Submit
Your Rating
0

Lost Password

Sign Up