Apple Mac Mini M1 – Le début d’une révolution ?

Apple Mac Mini M1 – Le début d’une révolution ?

Je sais. Le titre est un brin racoleur mais honnêtement après avoir utilisé le tout dernier Mac Mini propulsé par la toute première puce Apple, le M1, il y a de quoi se poser des questions quant à l’avenir de l’informatique personnelle voire professionnelle. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en se dédouanant de l’architecture X86 des processeurs Intel, Apple s’ouvre une voie assez royale s’ils parviennent à maintenir le cap.

Toujours un Mac Mini

Je ne vais pas m’attarder sur ce qu’a fait le succès des Mac Mini depuis son apparition il y a 15 ans. Apple avait lancé cette machine au design épurée, peu encombrant et accessible. Sa forme a très peu évolué surtout ces dernières années et ce nouveau modèle est d’apparence similaire aux précédents modèles excepté le fait qu’Apple ait opté pour un gris clair plutôt que le gris sidéral plus sombre. Même forme, même taille, la principale différence se trouve dans ses entrailles relativement vide il est vrai. Extérieurement, rien de vraiment nouveau donc. On trouve ainsi une petite diode sur la façade pour indiquer son allumage et à l’arrière, un HDMI 2.0, une sortie mini-jack pour l’audio, un port GigaEthernet, deux ports USB 3.1 Gen 1 Type A (5gbps), deux ports Thunderbolt3/USB4 type-C et un port d’alimentation. Cela reste donc minimaliste. On peut juste regretter qu’il n’y ait que 2 ports Thunderbolt 3. J’aurais aimé en avoir 4 comme sur mon Mac Mini Intel actuel mais il ne s’agit pas de la même gamme.

Ce Mac Mini fin 2020 – à l’instar du dernier Macbook Air et du Macbook Pro 13″ – embarque le M1, la toute première puce Apple pour ses micro-ordinateurs. Evoqué depuis quelques années, Apple a donc sauté le pas en annonçant en juin dernier lors de sa conférence développeurs WWDC qu’ils allaient abandonner les processeurs Intel pour utiliser leurs propres puces. Si certains étaient restés sceptiques quant à la capacité d’Apple à produire une machine performante pouvant faire face aux modèles à base de CPU Intel, les premières machines dont fait partie ce Mac Mini ont de quoi fermer le clapet à beaucoup.

Ce passage d’Intel à du Apple Silicon a été planifié sur deux ans. Pendant ces deux années, il y aura encore des configurations à base de CPU Intel et d’autres à base de puce Apple. Le constructeur californien commence donc avec ses modèles les plus vendus à savoir le Macbook Air, le Macbook Pro 13″ et donc le Mac Mini.

Qu’est-ce que le M1?

Première puce d’Apple pour ses Mac, le M1 est en fait une variante de la série des AX que les possesseurs d’iPhone et iPad connaissent depuis des années. D’ailleurs, Apple avait mis à disposition des développeurs un tout premier Mac Mini embarquant le A12Z, la puce équipant l’iPad Pro, afin qu’ils puissent se préparer à ce lancement de fin d’année. La dernière puce, le A14, se retrouve sur les différents iPhone 12 et le dernier iPad Air. Tous sont basés sur l’architecture ARM très utilisée dans le monde mobile – le monde Android utilise aussi des puces ARM développées par Qualcomm ou Samsung entre autres.

Contrairement aux CPU intel sur les Mac et nombre de PC actuels, le M1 n’est pas un simple CPU. C’est ce qu’on appelle un SoC, System on a Chip (système sur une puce en VF). Le M1 intègre ainsi non seulement un CPU mais également un GPU, la RAM et divers coprocesseurs dédiés pour le machine learning, l’encodage/décodage vidéo, le traitement son, une enclave sécurité ou encore le contrôleur entrées/sorties. Vous pouvez donc comprendre pourquoi on parle de système sur une puce puisque la grande majorité des éléments se retrouvent dans une seule puce là où sur un ordinateur traditionnel, les différents composants sont éparpillés sur une carte mère et des cartes filles (comme les cartes graphiques). De manière similaire sans être aussi complet, c’est aussi ce qu’on trouve sur les PS4 et Xbox One avec les APU d’AMD les équipant.

L’avantage des SoC est donc d’avoir tous les éléments très proches les uns des autres pour une meilleure efficacité et une plus grand compacité. L’autre avantage de ce principe est de pouvoir bénéficier d’excellentes performances tout en ayant une consommation électrique faible, point crucial s’il en est dans le monde mobile. La consommation électrique de ce Mac Mini M1 est donc nettement inférieur à son homologue avec CPU Intel. De ce fait, on pouvait craindre pour les performances de ce Mac Mini M1. En effet, jusqu’à présent, les machines à base de SoC offraient forcément des performances moindres qui pouvaient suffire sur des smartphones ou des tablettes – le monde Android utilise aussi des SoC. Mais leur utilisation dans des ordinateurs laissent souvent à désirer. Les annonces d’Apple sur son M1 avaient donc de quoi laisser sceptiques.

Une machine polyvalente et performante

Lors de sa conférence annonçant ces Mac à base de M1, Apple s’était laissé aller à des affirmations tonitruantes sur la performance comparée à d’anciens modèles Apple mais également au monde PC. Les chiffres semblaient tellement surréalistes que nombre d’observateurs, y compris votre serviteur, doutaient sérieusement de la réalité des choses. Mais, maintenant que beaucoup ont pu tester la machine en production, le M1 de ce Mac Mini offre tout simplement une performance incroyable pour une consommation éléctrique et une dissipation thermique aussi faibles. Dans le cas du Macbook Air et du Macbook Pro 13″, les performances sont très similaires au Mac Mini mais dans un design portable et bénéficiant d’une autonomie quasiment doublée à tout ce qu’on connaît habituellement.

Grâce au M1, le Mac Mini est devenu une machine tellement performante qu’il ridiculise dans de nombreux domaines des machines supposées bien plus puissantes ou destinées à un public professionnel. Comparé à mon Mac Mini à base d’Intel i7 6core secondé par un eGPU avec carte graphique AMD Radeon Vega 64 ou encore à mon Macbook Pro 16″ i7 également boosté intégrant un GPU AMD 5500M, le Mac Mini M1 les bat tous les deux à plate couture dans mon travail sur les vidéos (mastering, compression). Le M1 rend mon travail tellement fluide que je reste encore bouche bée. Comment une seule puce peut faire mieux que le matériel pourtant surpuissant qu’on a l’habitude d’utiliser depuis des années ? Même mon PC pourtant loin d’être un clou (AMD Threadripper 1950X 16core, Nvidia GTX 1080, 32Go RAM, SSD, etc.) ne parvient pas à suivre dans le domaine de la production vidéo. Surfer sur la timeline d’un Final Cut Pro ou d’un Davinci Resolve de manière fluide même pour des vidéos 4K 60 images/seconde HDR en HEVC/H265 que je manipule tous les jours est juste incroyable pour une machine dite d’entrée de gamme. Si le Mac Mini M1 que je teste possède 16Go de RAM et un SSD de 1To, les performances sont similaires sur le modèle de base avec 8Go de RAM et 256Go de SSD ainsi que sur le Macbook Air M1 et le Macbook Pro 13″ M1. Pour vous donner une idée, sur certains aspects, ces Mac M1 battent même un Mac Pro qui vaut plus de 10000€. C’est à ce point ridicule. En plus de trente ans à suivre les industries du jeu vidéo et de l’informatique, je n’ai jamais de mémoire vu un tel gap entre deux machines de même gamme à une seule génération d’écart et encore moins battant des modèles supérieurs. Evidemment, sur d’autres types de fichiers, les performances ne sont pas les mêmes. Je pense notamment aux formats vidéos RAW comme le Blackmagic Raw. Mais je doute qu’un professionnel achète une machine d’entrée de gamme pour son travail et pour sûr Apple prépare des modèles nettement plus puissants avec certainement des capacités conçues spécifiquement pour un usage très professionnel en 2021 ou 2022. Le constructeur finira par passer toutes les gammes de Mac avec une puce maison d’ici fin 2022.

Pour les fans de benchmark, le M1 bat ainsi tous les autres Mac y compris les modèles les plus chers en simple core. En multi-core, les gros Intel Xeon et Core i9 et certains i7 des iMac, iMac Pro et Mac Pro reprennent le dessus. Le côté surréaliste est qu’on est en train de comparer une toute première puce d’entrée de gamme avec des CPU haut de gamme. Imaginez donc ce qui va arriver lorsqu’Apple va commencer à lancer les modèles semi-pro et professionnels de ses Mac avec des puces encore plus performantes, le M1 étant par définition la puce Apple la plus lente de son histoire tout juste débutée.

Que ce soit en productivité, dans le domaine du son et de la vidéo, les performances de ce Mac Mini M1 sont telles que leur utilisation dans un contexte professionnel est tout à fait crédible. Moi qui produit très régulièrement des vidéos de gameplay pour notre chaîne PlayscopeHD sur Youtube majoritairement en 4K60 HDR HEVC/H265 10bit, le gain de temps est vraiment important (entre 30% à 200% en fonction de la machine de référence). Ainsi produire une heure de gameplay me prend désormais un peu plus d’une heure contre presque 2 à 4h sur mes autres machines. Autant vous dire que pour beaucoup de youtubers, ce gain de temps est un argument de poids.

Mais cette puissance de calcul ne fait pas tout. En effet, grâce à son GPU 8 cores qui « défonce » allègrement les GPU Intel intégré généralement dans les Mac d’entrée de gamme, on a droit à une machine très réactive où manipuler de gros fichiers d’images, d’énormes projets musique ou monter d’énormes vidéos devient vraiment agréable. On peut évidemment mettre ce Mac Mini à genoux avec des usages plus extrêmes mais pour la très grande majorité des utilisateurs, le Mac Mini M1 rend tout travail vraiment fluide. C’est de nouveau un plaisir pour moi de faire du montage vidéo là où sur mes autres machines, je pestais sur le temps de réponse à chaque fois que je bougeais le plan de montage. Pour ceux qui font dans la création graphique ou la retouche photo, là encore le Mac Mini rend toutes les manipulations ultra-fluides et rapides. Idem dans le domaine du son où sur un Logic Pro, le Mac Mini n’a aucun de mal à jouer des dizaines de pistes simultanément là où l’ancien modèle peinait à atteindre les 10 pistes.

Je pourrais vous citer d’innombrables cas où la performance du M1 laisse songeur et permet d’entrevoir les possibilités. Il reste un domaine que je n’ai pas évoqué : le gaming. Sur ce point, le M1 s’avère assez capable avec des résultats pas trop ridicules pour un SoC sans carte graphique externe. Nombre de youtubers ont testé divers jeux et dans l’ensemble les jeux s’avèrent jouables là où sur les Mac Mini précédents, on pouvait oublier sans l’utilisation d’un eGPU pour ajouter une véritable carte graphique. Evidemment, si vous cherchez à obtenir du 4k à 60 images/seconde ça sera difficile mais pour du 1080p, le framerate de beaucoup de titres n’est pas ridicule. Et là encore, il s’agit de la première puce d’Apple avec un GPU intégré qu’Apple qualifie comme le plus puissant au monde. Il est vrai que battre les GPU Intel n’est pas bien difficile. Mais si on regarde l’évolution de la puissace de la partie GPU sur les puces series A qui équipent les iPhone et les iPad, on peut rêver de Mac à base de MX allant vraiment loin dans très peu de temps. Tout cela est d’autant plus impressionnant que la grande majorité des jeux sur Mac ont été développé pour tourner sur des processeurs Intel et non optimisés pour tourner sur le M1.

Comment le M1 les fait tourner alors ? Hé bien, Apple a de nouveau recours à un principe qu’ils avaient utilisé lors de leur précédente transition.

Quid de la compatibilité des applications ?

Apple est coutumier de la transition de processeurs et de systèmes. Dans les années 90, Apple était déjà passé de processeurs Motorola 68XXX à des PowerPC d’IBM. En 2001, on a connu le passage de Mac OS 9 à MacOSX donc les fondations sont totalement différents. Et au milieu des années 2000, les Mac d’Apple étaient passés de processeurs PowerPC d’IBM à ceux d’Intel. Et à chaque fois, la transition s’est faite sans gros problème majeure. Pour cela, Apple va se reposer sur Rosetta 2, leur système d’émulation/traduction de code X86 pour que les applications puissent tourner sur un Mac à base de M1. Dans les faits les Mac à base de M1 peuvent faire tourner 3 types de programmes.

Les applications et jeux développés avec l’architecture X86 pour tous les Mac actuels peuvent ainsi tourner grâce à un système de traduction/émulation nommé Rosetta 2. On avait connu le premier Rosetta qui faisait le même travail mais entre PowerPC et Intel. Cette fois-ci Rosetta 2 fait le travail en Intel et la puce d’Apple. Ce système totalement transparent pour l’utilisateur – tout juste Rosetta 2 s’installe au premier lancement d’une application Intel et en fait sa « traduction » – permet donc d’utiliser la très grande majorité des applications développées sur l’architecture Intel des Mac de ces dernières années. Nul besoin pour le développeur de faire quoique ce soit. Leur performance est dans l’ensemble bonne voire excellente. La majorité des utilisateurs décelera sans doute aucune différence. Et dans certains cas, la version émulée tourne même mieux que sur un Mac Intel, un comble. Evidemment, il se peut qu’il y ait des exceptions avec des applications buggées ou ne fonctionnant pas. Cela dépend énormément du type de logiciel utilisé. Dans mon cas, la grande majorité des applications que j’utilise fonctionne sans problème particulier.

Le second type d’applications sont les applications universelles ou Universal Binaries. Celles-ci sont compilés d’une certaine manière pour fonctionner aussi bien sur les Mac Intel et les Mac M1. Ces programmes peuvent ainsi être optimisés pour le M1 tout en restant fonctionnels sur les Mac Intel – et il y en a encore des millions à travers le monde pour un bon moment. C’est évidemment dans ce cas précis que l’on pourra profiter pleinement des capacités du M1. Tous les programmes Apple sont ainsi optimisés pour la puce M1 tout en restant fonctionnels sur les Mac Intel. Cela requiert toutefois du travail pour les développeurs. La majorité des grands noms ont déjà commencé le travail d’adaptation. Certains sont déjà prêts d’autres comme Adobe, Microsoft ou Blackmagic Design préparent les versions M1 de leurs célèbres programmes dans les semaines et mois à venir, des bêtas sont d’ailleurs déjà disponibles dans certains cas. C’est évidemment ces types d’applications qui vont démontrer encore plus les capacités du M1.

Le dernier type est sous-estimé pour le moment car pas encore mature. Il s’agit en fait des applications iOS/iPadOS. Hé oui, puisque le M1 est une variante des puces AX d’Apple, il est tout à fait capable de faire tourner les applications et jeux iOS/iPadOS. Toutefois, divers problématiques seront encore à régler et cela va prendre encore de longs mois. En effet, toutes ces applications mobiles ont été conçu pour une utilisation tactile. Même si Apple a prévu un système permettant de transformer l’usage tactile en usage avec clavier/souris/trackpad, leur utilisation reste guère convaincante. J’ai aussi découvert d’autres « approximations » comme l’impossibilité de changer la taille de la fenêtre ou tout simplement des apps iOS/iPadOS introuvables sur le Mac AppStore. Les développeurs ont en effet le choix d’opter pour une présence ou non de leur app iOS/iPadOS sur le Mac AppStore. Il va falloir que les développeurs revoient donc leur app s’ils veulent également toucher le marché Mac. Mais vous pouvez être certains qu’un grand nombre vont en tenir compte puisqu’un unique programme pourrait se retrouver sur l’AppStore mais aussi le Mac AppStore de quoi toucher un plus large public. La bibliothèque d’applications et de jeux du Mac devrait donc s’étoffer rapidement dans les mois et années à venir avec l’arrivée de tous les développeurs iOS/iPadOS.

A qui se destine une telle machine ?

Autant vous le dire tout de suite, si c’est pour du gaming, ce n’est sans doute pas le bon choix. Non pas que ce Mac Mini comme ses comparses les Macbook Air et Macbook Pro 13″ n’en soient pas capables mais on va dire que le monde Mac n’est pas réputé pour sa grande logithèque gaming. Evidemment avec la déferlante possible des jeux iOS, la logithèque va s’enrichir mais surtout de titres plus casuals. Pour ce qui est des superproductions, cela reste trop aléatoire. Il faudra voir si le succès des Mac à base de Mx dans les années à venir attireront un peu plus les grands éditeurs traditionnels et surtout si Apple va faire un effort en leur direction.

Maintenant, comme outil de travail ou comme ordinateur familial, je pense que ce Mac Mini est un excellent choix car relativement accessible. Trouvez un écran – moi je bosse simplement sur un téléviseur 4K – un clavier et une souris et vous êtes parés. Ses performances sont exceptionnelles pour son tarif surtout si vous restez – comme beaucoup – dans l’utilisation de logiciels assez communs ou des logiciels Apple. Les logiciels Apple fournis d’origine comme les iMovie, GarageBand, Pages, Numbers, Keynote, Safari sont tous déjà optimisés. Si vous avez un environnement de travail avec des logiciels très particuliers ou utilisez beaucoup la suite Adobe, je vous conseille d’attendre ou de rester sur les Mac à base d’Intel. Connaissant Adobe, il va leur falloir un moment avant d’adapter tous leurs logiciels au M1. Autre point qui me pousserait à vous déconseiller ces Mac M1 : une utilisation avec Windows. Les Mac Intel ont la possibilité de vous laisser installer également Windows. Vous pouvez donc basculer entre MacOS et Windows aisément en fonction de vos usages. Avec les Mac M1 dont ce Mac Mini, terminé Windows 10 (même si des solutions sont possibles).

Dans l’éducation, au foyer, au bureau ou même pour les créatifs, ce Mac Mini M1 possède une puissance telle que la majorité des utilisateurs ne pourra le mettre à genoux. Je l’ai personnellement adopté et le gain de temps sur tous mes process de travail dans le domaine de la vidéo et de l’image est plus que notable. Et je ne parle pas du confort d’avoir une machine encore plus réactive surtout dans le domaine du montage vidéo. Il ne me reste plus qu’à espérer que d’ici un an ou 2, les modèles plus professionnels offiront des performances encore plus élevées pour encore plus de gain de temps.

Alors quelle version acheter? Honnêtement, pour un usage polyvalent, le modèle avec 8Go de RAM suffit. Les 256Go de SSD peuvent sembler un peu léger. Peut-être opter pour 512Go de SSD pour le système et vos applications et opter pour un disque dur USB pour le stockage des données. Personnellement, j’ai opté pour 16Go de RAM et un SSD de 1To mais je manipule souvent de très gros fichiers (vidéo et images.) Les tests faits par nombre de youtubers démontrent que les 8Go de RAM parviennent à faire tourner sans peine les applications y compris les plus exigeantes. Pour en atteindre les limites, il faut vraiment taper dans les extrêmes ce qui ne risque pas d’arriver à la majorité des utilisateurs. Après si vous voulez une machine portable, le Macbook Air semble idéal à configuration mémoire et SSD similaire, la performance n’est guère différente du Mac Mini. Le Macbook Pro 13″ ne se justifie que par l’exigence d’un écran un brin supérieur au Macbook Air et à quelques ajouts notables comme le Touchbar ou encore de meilleures enceintes son.

Si j’étais Intel ou AMD, je commencerais tout de même à me poser des questions. Apple a réussi à produire une première puce aussi puissante que leurs équivalents mais avec une consommation électrique 2 à 5 fois moins importante et un fonctionnement nettement plus silencieux. Apple a ici l’avantage de pouvoir concevoir des puces spécifiquement étudiés pour des produits et optimiser l’ensemble software/hardware là où le monde Wintel est un assemblage d’éléments disparates qu’il faut faire tourner au mieux. Si les futurs Mx augmentent en performance CPU et GPU, cela risque d’être compliqué pour les PC habituels de suivre. En cela, ce premier Mac à base de M1 est sans doute l’annonciateur d’une révolution à venir aussi bien pour Apple que pour le monde Wintel qui va devoir peut-être enfin chercher une nouvelle voie. Tout cela va être intéressant à suivre dans les prochains mois et prochaines années.

Co-fondateur de Playscope, Michel est un des dinosaures de la presse spécialisée informatique et jeux vidéo. Certains diraient même fossile depuis le temps qu'il oeuvre dans cette industrie (1987). Il a survécu à nombre de magazines, d'éditeurs et de sites web. Gamer sans être un hardcore, Michel joue à un peu tout même s'il a une préférence pour l'action.

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